Attentats de Trèbes et Carcassonne : Une huitième mise en examen, des soupçons sur le rôle d’un « indic »

TERRORISME Une huitième personne a été mise en examen dans l’enquête sur les attentats de Trèbes et Carcassonne, le 23 mars 2018. « Le Parisien » rapporte qu’il s’agit d’un « indic » de la DGSI

N.S. avec AFP

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Le Super U où à eu lieu l'attentat de Trèbes.
Le Super U où à eu lieu l'attentat de Trèbes. — Pascal RODRIGUEZ/SIPA

Il y a désormais huit personnes suspectées dans le dossier des attentats de Trèbes et Carcassonne, au cours desquels quatre hommes avaient été tués par le terroriste Radouane Lakdim, le 23 mars 2018. La dernière mise en examen remonte à début octobre, pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » ainsi que pour « détention et cession d’armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste ». Elle concerne un homme d’une quarantaine d’années, laissé libre sous contrôle judiciaire.

Lundi, Le Parisien a affirmé que ce quadragénaire était un ancien militaire passé dans le privé, qui travaillait comme indicateur pour la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Converti à l’islam, il aurait côtoyé de nombreux jeunes dans l’Aude dans le cadre d’activités sociales, dont Radouane Lakdim.

Des doutes autour des armes du terroriste

Face aux enquêteurs, cet ancien soldat aurait prétendu s’être rapproché de Lakdim pour recueillir des informations, qu’il transmettait à ses interlocuteurs du renseignement. Mais la justice le soupçonne d’avoir fait preuve de duplicité en aidant l’assaillant à se procurer des armes, d’après Le Parisien.