Le Mans : Seize ans de prison pour avoir tenté de tuer sa petite amie qui venait de rompre

ASSISES En 2016, un homme de 25 ans avait frappé sa petite amie d'une trentaine de coups de couteau, au Mans

J.U. avec AFP

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Cour d'Assises. (Illustration)
Cour d'Assises. (Illustration) —
  • Un homme a été condamné vendredi par la cour d'assises de la Sarthe à une peine de 16 ans de réclusion.
  • Il a reconnu qu'il avait prévu de tuer cette femme, aujourd'hui âgée de 26 ans.

Un homme de 25 ans, jugé depuis jeudi devant les assises de la Sarthe, a été condamné vendredi à une peine de 16 ans de réclusion. Il était accusé d’avoir tenté de tuer sa petite amie, qui avait reçu le jour du drame une trentaine de coups de couteau, principalement au visage.

Les faits remontent au 7 octobre 2016, au Mans. Blandine, aujourd’hui âgée de 26 ans, sortait avec Karim Daumard, aujourd’hui âgé de 25 ans, depuis deux mois et demi. Elle venait de rompre avec lui après une relation sans incident. « Il n’a jamais été violent, même verbalement », explique-t-elle à la barre. Né en Tunisie et adopté à l’âge de neuf mois par une famille sarthoise, Karim évoque à la barre une enfance heureuse.

« Je savais ce que j’allais faire »

Lui, étudiant en histoire sans problème, était « amoureux fou », selon un expert, mais sa copine, elle, ne partageait pas vraiment ce sentiment. Raison pour laquelle, après avoir tenté vainement de le rencontrer pour rompre avec lui, elle le fera lors d’une conversation d’environ deux heures par téléphone la veille des faits. Peu avant 9h, Blandine, coiffeuse, sort de chez elle pour aller travailler. Karim lui donne un coup de poing, la pousse dans son appartement où il va sortir un couteau avant de s’acharner sur elle, puis la laisser pour morte.

Une trentaine de coups de couteau selon le médecin légiste, dont 19 au niveau du visage. Froidement, à la barre Karim, explique qu’il avait prévu de la tuer, détaille sans détours ses préparatifs et les faits. « Je savais ce que j’allais faire », assure-t-il. L’avocat général Yvon Ollivier avait requis 30 ans de réclusion criminelle contre le jeune homme, évoquant un « crime narcissique ». La peine d’incarcération est assortie d’un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans.