Allier : Deux jeunes meurtriers de personnes âgées condamnés à la perpétuité et 30 ans de prison

PROCES Les deux jeunes hommes, âgés de 20 et 21 ans, comparaissaient depuis lundi pour trois meurtres, « accompagnés ou suivis d’actes de torture ou de barbarie »

20 Minutes avec AFP

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Une salle de tribunal. (illustration)
Une salle de tribunal. (illustration) — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Deux jeunes hommes ont été condamnés, ce vendredi, à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’un, et de 30 ans de prison pour l’autre, par la cour d’assises des mineurs de l’Allier pour avoir torturé et tué trois personnes âgées en 2017.

Les deux jeunes hommes, âgés de 20 et 21 ans, comparaissaient depuis lundi pour les meurtres, « accompagnés ou suivis d’actes de torture ou de barbarie », de Ginette et Massimo Degl’Innocenti, 85 et 71 ans, et Jeannine Ponce, 74 ans, en mars 2017 à Montluçon (Allier).

L’un des deux auteurs mineur au moment des faits

Les jurés ont suivi les réquisitions de l’avocate générale, qui avait regretté de ne pouvoir demander une peine identique pour les meurtriers, car ils ont « tué tous les deux », selon elle. Mais pour Dailami A., mineur au moment des faits, la peine maximale ne pouvait excéder 30 ans de prison.

« Vous avez été reconnus coupables de l’ensemble des faits pour lesquels vous avez été renvoyés devant cette cour d’assises », a déclaré le président Sébastien Talenti aux accusés, s’adressant à eux l’un après l’autre.

Les deux jeunes hommes condamnés pour « viol en réunion »

L’excuse de minorité a été levée pour Dailami A., mineur au moment des meurtres, condamné à 30 ans de prison et la réclusion criminelle à perpétuité a été assortie d’une peine de sûreté de 22 ans à l’encontre de Zaki A.T.

Ils ont également été condamnés pour le « viol en réunion » d’une jeune femme dans son appartement, devant son compagnon séquestré, la même nuit que le meurtre de Jeannine Ponce. Si les agresseurs ont affirmé que leur but était de voler, ils n’ont au final dérobé que quelques euros à leurs victimes, qui vivaient toutes dans des conditions modestes.