Reims : Une femme mise en examen pour meurtre après avoir poignardé son conjoint violent

VIOLENCES La trentenaire a été placée en détention, a indiqué le parquet de Reims

20 Minutes avec AFP

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Reims : Une femme mise en examen pour meurtre après avoir poignardé son conjoint violent (illustration).
Reims : Une femme mise en examen pour meurtre après avoir poignardé son conjoint violent (illustration). — M.Libert / 20 Minutes

Les faits se sont déroulés dans la nuit de mardi à mercredi. Une femme âgée de 32 ans, qui avait été interpellée vers 3h alors qu’elle déambulait dans l’est de Reims ( Marne), ensanglantée et tuméfiée, en criant qu’elle venait de poignarder son conjoint, a été mise en examen jeudi et placée en détention pour meurtre, a indiqué le parquet.

Son compagnon, âgé de 27 ans, a été retrouvé inanimé dans leur appartement. Gravement blessé à l’abdomen, il est décédé mercredi à l’hôpital. Selon l’autopsie, « un seul » coup de couteau lui a été porté « dans le bas du ventre, touchant notamment le colon », a expliqué jeudi le procureur de la République de Reims Matthieu Bourrette lors d’une conférence de presse.

« De nombreuses traces de violences très récentes »

Le bébé du couple a lui été retrouvé en vie, avec « des traces ou marques de pression sur les membres, mais aucune trace de coup », a-t-il ajouté.

La femme, choquée et alcoolisée, « présentait de nombreuses traces de violences très récentes, une importante blessure à la tête, des hématomes sur le visage, les bras et les cuisses, et des traces d’appréhension sur les avant-bras et le cou », a déclaré le procureur.

En garde à vue elle a expliqué que lors d’une dispute, son compagnon lui avait asséné un coup sur le crâne avec une bouteille d’alcool, avait tenté de l’étrangler puis avait fait mine de frapper leur bébé contre un mur, avant de la menacer avec un couteau.

Elle explique l’avoir frappé « par réflexe » et « par peur »

Alors qu’il avait posé le couteau sur une table, elle s’en était emparée et l’avait frappé « par réflexe » et « par peur ». « Il est trop tôt pour avoir une opinion définitive sur la légitime défense. L’enquête devra déterminer si la riposte était proportionnée à l’agression », a estimé Matthieu Bourrette.

Son compagnon faisait l’objet d’une enquête pénale du parquet de Nanterre pour des faits de violences conjugales commis sur sa compagne. Il venait par ailleurs d’écoper en septembre de quatre mois de prison ferme pour des violences conjugales commises en mai. La peine était « en cours de signification ».