Menton : Prison ferme requise en appel contre un médecin accusé d'agressions sexuelles

JUSTICE La peine du gastro-entérologue pourrait être plus lourde qu’en première instance

J.H.

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Illustration d'un médecin
Illustration d'un médecin — Pixabay

Son avenir pénal et professionnel est en jeu. Trois ans de prison, dont un ferme (aménageable), ont été requis contre un médecin mentonnais, ce lundi devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence. L’avocat général a également demandé une interdiction d’exercer la médecine de dix ans et une peine d’inéligibilité, rapporte Nice-Matin.

Le 25 février dernier, le gastro-entérologue du centre hospitalier La Palmosa avait été reconnu coupable d'agressions sexuelles par le tribunal correctionnel de Nice. Il avait été condamné à deux ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve, ainsi qu’à cinq ans d’interdiction d’exercer. La cour d’appel se prononcera fin janvier.

Une « maladresse » mais « pas d’agression sexuelle »

À l’origine de ce procès, il y a les plaintes de deux femmes déposées en 2013 et 2016. Une patiente trentenaire l’accuse d’attouchements un soir de permanence et d’un examen de sa pilosité trop intime le lendemain. Une visiteuse médicale lui reproche aussi de l’avoir coincée contre une porte et de lui avoir ôté son pull.

Lors du procès en appel, l’avocat du médecin Me Bruno Rebstock a concédé une « maladresse » de la part de son client. Le gastro-entérologue avait présenté des images pornographiques à la première plaignante lors de la consultation. Il réfute toutefois l’accusation d’agression sexuelle.

« Je veux absolument être rétabli dans mon honneur, et pouvoir exercer la médecine, à la satisfaction de l’immense majorité de mes patients », s’est défendu l’accusé, cité par le quotidien. Il souhaite sa relaxe.