Rennes : « Je l’ai fait… » Aux assises, l’accusé craque et avoue les multiples viols sur mineurs

JUSTICE L'homme est accusé d'avoir violé ou agressé sexuellement 14 mineurs, dont ses filles

C.A.

— 

Illustration de la salle d'audience de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, à Rennes.
Illustration de la salle d'audience de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

« Je ne reconnais aucun des faits qui me sont reprochés ». Lors de l'ouverture de son procès aux assises d'Ille-et-Vilaine le 13 novembre, un grutier de 59 ans avait maintenu le discours depuis son incarcération il y a quatre ans. Accusé de viols et d’agressions sexuelles sur 14 mineurs, dont ses deux filles, l'homme niait en bloc. Après une semaine d’audience, il a fini par avouer. « Ce qu’on me reproche depuis le début, je l’ai fait ! », a-t-il lancé, rapporte Ouest-France.

L’homme a ensuite demandé que le procès s’arrête « pour ne pas infliger ça à sa femme ». L’audience a été suspendue, avant de reprendre quinze minutes plus tard, puis a de nouveau été suspendue à la demande de l’avocat de l’accusé. Son client serait « trop faible physiquement », pour poursuivre les échanges, précise Ouest-France. Le procès pourra-t-il se poursuivre ? La décision devrait être rendue jeudi matin.

Depuis mercredi, cet homme de 59 ans est jugé pour de multiples faits de pédophilie. Les faits se seraient déroulés entre 1988 et 2015 à son domicile, à Rennes, puis à Guichen où l’homme et sa femme avaient emménagé en 2008, ainsi que dans sa camionnette.

« Tout le monde savait »

L’affaire avait éclaté en juillet 2015 après le dépôt d’une plainte d’un garçon de 12 ans accusant l’homme d’attouchements sexuels répétés. Une enquête préliminaire avait été ouverte et de nombreux témoins entendus. Plusieurs mineurs proches de la famille, des neveux, des amis et amies de leurs filles ou des voisins, avaient alors dénoncé les agissements de l’individu. Les deux filles de l’accusé ont également témoigné.

A la barre de la cour d’assises, plusieurs ont dénoncé le silence de la famille expliquant que « tout le monde savait », mais que personne n’avait cru les témoignages des enfants.