Bretagne : Ses tomates « origine France » venaient de l’étranger, un grossiste lourdement condamné

JUSTICE L’entreprise Chéritel a été reconnue coupable de tromperie

20 Minutes avec AFP

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Illustration de tomates.
Illustration de tomates. — FRED TANNEAU / AFP

Ses tomates estampillées « origine France » venaient en fait de l’étranger. Le grossiste breton de fruits et légumes Chéritel vient d’être reconnu coupable de « tromperie » sur l’origine d’un produit. Pour ces faits, son gérant Jean Chéritel a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) à trois mois de prison avec sursis.

Le dirigeant et l’entreprise Chéritel Trégor Légumes, basée près de Guingamp, ont également été reconnus coupables de « production ou transformation de denrées alimentaires sans en assurer la traçabilité ». Le total des amendes s’élève à 99.000 euros. La justice a également ordonné la confiscation des sommes saisies sur le compte du gérant et de la société, pour un total 248.000 euros.

Le grossiste a l’intention de faire appel

Les enquêteurs de la répression des fraudes ont établi que d’importantes quantités de tomates étrangères achetées par l’usine avaient été, en 2017, revendues « francisées » à la grande distribution.

Jean Chéritel a pour sa part annoncé son intention de faire appel, indiquant ne « pas comprendre le jugement », trop sévère selon lui « par rapport à des condamnations similaires de confrères ». Le gérant a par ailleurs accusé l’un de ses gros clients, qui représentait à l’époque 40 % de son chiffre d’affaires, de l’avoir forcé à « franciser » ses tomates, achetées notamment à des producteurs néerlandais.