Plateforme Amazon à Lyon : La justice valide le projet et déboute deux associations

EPILOGUE Le tribunal administratif de Lyon est allé à l’encontre de l’avis du rapporteur public qui préconisait l’annulation du permis de construire

C.G.

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Amazon, illustration
Amazon, illustration — Yichuan Cao/Sipa USA/SIPA

Habituellement, les conclusions du rapporteur public sont suivies par le tribunal administratif. Le dossier fait cette fois exception. Le tribunal administratif de Lyon a rejeté ce vendredi deux recours, déposés par des associations de riverains de l’aéroport Saint-Exupéry, visant à annuler le permis de construire de la future plateforme Amazon accordé par le maire de Colombier-Saugnieu. Une décision surprenante puisque le rapporteur public avait préconisé deux semaines plus tôt l’annulation du projet.

« La formation de jugement a estimé que ce projet pouvait être réalisé dès lors qu’il était compatible avec le fonctionnement de l’aéroport, et ce, alors même que son activité n’était pas directement liée à l’activité aéroportuaire », indique le tribunal dans son arrêté, écartant ainsi les arguments des associations. Ces dernières avaient notamment pointé l’insuffisance de l’étude d’impact concernant les conséquences d’une chute éventuelle d’aéronef sur le site.

160.000 mètres carrés

Elles s’étaient également inquiétées de l’augmentation du trafic routier sur la Rocade Est, déjà largement saturée. Le rapporteur public, lui-même, avait jugé leurs demandes « recevables ».

Le projet de plateforme de 160.000 mètres carrés, présenté comme le plus grand du groupe américain dans l’Hexagone, est porté par le promoteur Goodman France.