Ain : Une enquête ouverte sur un bébé né avec une malformation de la main

INVESTIGATIONS Les parents du petit garçon, né en 2012 dans l’Ain, avaient déposé plainte en juillet dernier

20 Minutes avec AFP

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Pieds de bébé. Illustration.
Pieds de bébé. Illustration. — Rainer Maiores

Une enquête préliminaire a été ouverte après la naissance dans l’Ain d’un bébé avec une malformation de la main​, a annoncé Xavier Tarabeux, le procureur de la République de Marseille, ce jeudi, confirmant une information du Parisien.

Le pôle santé publique du parquet de Marseille a ouvert cette enquête préliminaire pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « blessures involontaires avec incapacité supérieure à trois mois ». Les parents du petit garçon, Louis, né sans doigts à la main droite en 2012, avaient déposé plainte en août dernier​.

Aucune cause identifiée

L’enquête a été confiée à l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) et à la gendarmerie de Lyon, a précisé le procureur de la République. Première plainte à être déposée, selon l’avocat lyonnais de la famille du petit garçon, Me Rajon, dans l’affaire des enfants nés avec une malformation des membres supérieurs (souvent les bras), elle faisait à la suite de la décision d’un comité d’experts de ne pas poursuivre les investigations sur des cas d'enfants nés avec cette malformation dans l'Ain.

En octobre 2018, l’organisme Santé publique France avait indiqué n’avoir identifié aucune cause pour les cas suspects dans ce département et avait estimé qu’il n’y avait pas d'« excès de cas » dans l’Ain. En février 2019, une nouvelle enquête avait été menée par Santé publique France et l’agence de sécurité sanitaire Anses sur ces enfants – 20 au total – nés dans le Morbihan, l’Ain et la Loire-Atlantique avec une « agénésie transverse des membres supérieurs » (ATMS).

Pollution par des pesticides ou rejets toxiques

Ce comité a recommandé, en juillet, de mener des investigations complémentaires uniquement pour les cas situés dans le Morbihan​. Dans l’Ain, les scientifiques ont à nouveau conclu à « l’absence d’excès de cas ». En Loire-Atlantique, ils ont dit vouloir attendre « la fin de l’année » pour achever le recensement des cas et statuer sur un éventuel « excès ».

Dans l’Ain, les familles des enfants atteints de malformation s’interrogent sur d’éventuelles responsabilités des nappes phréatiques de problèmes sur le réseau d’assainissement ou de distribution de l’eau. L’hypothèse d’une pollution par des pesticides ou des rejets toxiques est une des pistes privilégiées par Emmanuelle Amar, responsable du registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), qui avait donné l’alerte dans l’Ain.