Disparition de Lydie Logé : Michel Fourniret et son ex-femme Monique Olivier en garde à vue

ENQUETE Ils sont entendus dans le cadre de l’enquête sur Lydie Logé, une jeune femme de 29 ans qui a disparu le 18 décembre 1993, dans l’Orne

M.A avec T.C

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Monique Olivier ici en 2008 aux assises de Charleville-Mézière.
Monique Olivier ici en 2008 aux assises de Charleville-Mézière. — François Nascimbeni / AFP

Michel Fourniret et son ancienne femme, Monique Olivier, se trouvent en garde à vue depuis ce mardi à Nanterre. Les deux anciens époux sont entendus dans le cadre de l’enquête sur la disparition de Lydie Logé en 1993, a révélé une source policière à 20 Minutes, ce mercredi, confirmant une information de BFMTV.

Selon le procureur de la République d’Argentan, Hugues de Phily, Monique Olivier a été placée en garde à vue, mardi à 14 heures, dans les locaux de l’Office central de répression de violences aux personnes (ORCVP), suivi par Michel Fourniret à 15 heures.

Des prélèvements ADN dans la voiture de Michel Fourniret

Lydie Logé, 29 ans, a disparu le 18 décembre 1993 à Saint-Christophe-le-Jajolet dans l’Orne. Son corps n’a jamais été retrouvé. Les deux premières enquêtes, menées entre 1994 et 1998 puis entre 2004 et 2009, ont abouti à des non-lieux. En juin 2018, le parquet d’Argentan a rouvert le dossier pour « disparition inquiétante ».

Des prélèvements ont été effectués dans la voiture de Michel Fourniret, en février dernier, pour comparer l’ADN de la jeune femme avec des traces découvertes dans le véhicule. « On a pu établir un rapprochement entre les traces ADN issues de composés organiques trouvés dans la camionnette de Michel Fourniret et l’ADN de la famille de la personne disparue » mais « la probabilité qu’il y ait un lien est petite », du fait des techniques d’enquête et de l’ancienneté des matériaux, avait précisé le procureur en mai dernier.

Une « très grande réserve »

Cette probabilité est « très ténue parce qu’on est sur une technique qui s’appuie sur l’ADN mitocondrial » et non de l’ADN nucléaire avec lequel on peut avoir des certitudes « à quasi 100 % », avait-il prévenu. « D’où ma très grande réserve. C’est le seul » élément dont disposent les enquêteurs pour alimenter « l’hypothèse Fourniret qui apparaît pour la première fois en 2018 », avait insisté le magistrat.

Michel Fourniret a été condamné en 2008 à la perpétuité incompressible pour sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, précédés de viol ou tentative de viol. Le 16 novembre 2018, il a été à nouveau condamné à la perpétuité pour l’assassinat en 1988 de Farida Hammiche​.