Rennes : Accusé de viols et d’agressions sur 14 mineurs, il nie en bloc à l’ouverture de son procès

JUSTICE Un homme de 59 ans est jugé depuis ce mercredi devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine

Jérôme Gicquel

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La salle d'audience principale de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, à Rennes.
La salle d'audience principale de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes
  • Un homme est jugé depuis ce mercredi matin devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine pour de nombreux viols et agressions sexuelles sur quatorze mineurs.
  • A l’ouverture de son procès, qui se poursuit jusqu’au 29 novembre, ce quinquagénaire a réfuté en bloc toutes les accusations.
  • L’accusé encourt jusqu’à 20 ans d’emprisonnement.

La lecture de l’ordonnance de mise en accusation a duré près d’une demi-heure. Elle témoigne de l’ampleur des faits qui sont reprochés à cet homme de 59 ans qui est jugé depuis ce mercredi matin devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine à Rennes. Il est accusé de viols, d’agressions sexuelles et de corruption sur 14 mineurs. Les faits se seraient déroulés entre 1988 et 2015 à son domicile, square du Docteur Guérin à Rennes, puis à Guichen où l’homme et sa femme avaient emménagé en 2008, ainsi que dans sa camionnette.

L’affaire avait éclaté le 12 juillet 2015 après le dépôt d’une plainte d’un garçon de 12 ans accusant l’homme d’attouchements sexuels répétés. Une enquête préliminaire avait été ouverte et de nombreux témoins entendus. Plusieurs mineurs proches de la famille, des neveux, des amis et amies de leurs filles ou des voisins, avaient alors dénoncé les agissements de l’individu.

Déjà condamné pour agression sexuelle

Devant les enquêteurs, les enfants, dont le plus jeune âgé de 6 ans, avaient témoigné des pénétrations, des fellations et des attouchements que leur imposait l’accusé, parfois dans des mises en scène scabreuses et sadomasochistes. Les deux filles de ce père de famille, exerçant la profession de grutier, avaient également indiqué avoir été violées et agressées à de nombreuses reprises durant leur enfance.

Durant toute cette période, des signalements avaient été effectués et des plaintes déposées mais aucune suite n’avait été donnée dans cette affaire. L’homme avait pourtant déjà été condamné en 2007 à 30 mois de prison avec sursis pour une agression sexuelle commise sur une mineure de 15 ans.

Il encourt jusqu’à 20 ans de prison

A la barre, l’accusé a maintenu sa position qu’il défend depuis son incarcération il y a plus de quatre ans. « Je ne reconnais aucun des faits qui me sont reprochés », a-t-il répondu laconiquement, les épaules rentrées dans sa parka noire.

La première journée doit se concentrer sur la personnalité de l’accusé, qui a découvert en prison qu’il souffrait de dyslexie. A l’évocation de son enfance, ce dernier a fondu en larmes en soulignant les difficultés et le mal-être qu’il avait connus à l’école. Son procès doit se poursuivre jusqu’au 29 novembre. Le quinquagénaire encourt la peine maximale de 20 ans d’emprisonnement.