Marseille : L’avocat d’une jeune fille blessée par des policiers estime que « l’IGPN n’a pas posé les questions qui fâchent »

VIOLENCES POLICIERES Deux policiers identifiés sur une vidéo amateur n'ont toujours pas été auditionnés, selon Mediapart

20 Minutes avec AFP

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Le logo de l'IGPN (illustration).
Le logo de l'IGPN (illustration). — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La police des polices enquête-t-elle uniquement à décharge ? C’est ce que décrit, en substance, le journal en ligne Mediapart, onze mois après qu’une jeune fille a été grièvement blessée à Marseille en marge d’une manifestation des « gilets jaunes » et contre le logement insalubre. Selon Mediapart, « la police des polices protège les siens. »

« L’IGPN n’est pas allée au bout des choses, n’a pas posé les questions qui fâchent », regrette Brice Grazzini, avocat de cette jeune fille. Il dit avoir « perdu confiance en l’IGPN » et demande que l’enquête soit désormais menée par les gendarmes et non la police des polices.

Le juge serait « remonté »

Mediapart affirme notamment que deux policiers identifiés sur les images d’une vidéo amateur n’ont « toujours pas été entendus plus de dix mois après les faits ». « L’enquête continue, le juge d’instruction est plutôt remonté et très compétent », ajoute Maître Brice Grazzini.

Le 8 décembre 2018, vers 18h30, Maria avait été grièvement blessée, en marge d’une manifestation des « gilets jaunes » et d’une marche contre le logement insalubre. Tombée au sol après avoir été touchée à la cuisse par un tir de LBD, elle aurait ensuite été violemment matraquée et frappée à coups de pied par plusieurs policiers. Les coups ont notamment entraîné un traumatisme crânien et une grave hémorragie selon les conclusions des médecins.

Selon le site d’information Mediapart, « aucune mesure n’a à ce jour été prise à l’encontre du moindre policier ».