Rouen : Le gendarme soupçonné d’avoir renversé des « gilets jaunes » jugé en janvier

ENQUETE Le gendarme mobile n’était pas en service au moment des faits

20 Minutes avec AFP

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Des — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Le gendarme mobile soupçonné d’avoir renversé trois « gilets jaunes » qui manifestaient à Rouen en février va être jugé, apprend-on ce mercredi. Son procès se tiendra devant le tribunal correctionnel de Rouen, le 30 janvier 2020.

Agé de 29 ans, le suspect sera jugé pour « blessures involontaires », « au vu des éléments recueillis par l’enquête », a indiqué le procureur de la République de Rouen Pascal Prache. Trois personnes avaient été blessées le 16 février 2019, en milieu d’après-midi, par un véhicule qui tentait de traverser la manifestation et avait été pris à partie par des « gilets jaunes ».

« Projeté au-delà de la voiture »

Le conducteur, un gendarme mobile, n’était pas en service au moment des faits, selon une source policière. Il avait d’abord pris peur et quitté les lieux avant de se présenter au commissariat où il a été placé en garde à vue.

« Le prévenu s’est retrouvé pris dans une manifestation avec sa femme et son enfant. Des manifestants ont tapé sur la voiture, lui ont demandé de mettre un gilet jaune sur son tableau de bord. Il a pris peur et il a accéléré bêtement », a indiqué une autre source policière. « Trois hommes ont été blessés et se sont vu prescrire de 15 jours à trois mois d’incapacité totale de travail (ITT) », a précisé Chloé Chalot, avocate d’une des trois victimes.

« Je ne comprends pas comment la décision de démarrer le véhicule, à une vitesse suffisamment importante pour que mon client soit projeté au-delà de la voiture, peut être qualifiée de comportement involontaire », a-t-elle encore fait valoir.