Evreux : Quatorze militants animalistes condamnés à de la prison avec sursis

TRIBUNAL Les militants de l’association « Boucherie abolition » avaient mené trois actions dans des exploitations agricoles de l’Eure, de l’Orne et de l’Eure-et-Loir

20 Minutes avec agences

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Le tribunal d'Evreux a condamné à des peines avec sursis 14 militants animalistes (illustration).
Le tribunal d'Evreux a condamné à des peines avec sursis 14 militants animalistes (illustration). — Google Street View

Ils avaient mené des actions sur trois exploitations agricoles. Quatorze militants animalistes de l’association « Boucherie abolition » ont été condamnés, ce mardi à Evreux (Eure) à des peines allant d’un à dix mois de prison avec sursis. Le tribunal a été plus clément que le parquet qui avait requis jusqu’à six mois de prison ferme lors de l’audience, le 20 septembre dernier.

En décembre 2018 et avril 2019, ils s’étaient introduits dans des exploitations à Beaulieu (Orne), Goussainville (Eure-et-Loir) et Jumelles (Eure) pour « libérer » des volailles et des porcs. Dans l’exploitation de l’Eure, un mouvement de panique avait causé la mort par étouffement de près de 1.400 dindes, selon le parquet.

Des militants âgés de 25 à 50 ans

Les quatorze prévenus sont condamnés pour vol aggravé ou violation de domicile ou dégradation du bien d’autrui. Quatre d’entre eux ont écopé d’un mois supplémentaire avec sursis pour refus de prélèvement d’ADN. Les militants les plus lourdement condamnés sont deux « porte-parole » de l’association, selon le parquet, Solveig Halloin, 44 ans, et Vincent Aubry, 32 ans.

Les militants, âgés de 25 à 50 ans, devront aussi payer solidairement 8.678 euros de préjudice moral ou matériel aux exploitants ou leurs salariés concernés. La FNSEA de l’Eure a été déboutée de sa demande de constitution de partie civile. « La justice a fait son travail même si ce n’est pas à la hauteur d’un point de vue financier. Cette décision montre à ces gens qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi », a réagi Fabrice Moulard, le président de la FNSEA 27. Les prévenus, eux, n’étaient pas représentés à l’énoncé du jugement. Leurs avocats n’étaient pas joignables dans l’immédiat.