Nice: Christian Estrosi condamné au civil pour injure publique contre Vardon

APPEL Le maire de Nice avait qualifié le candidat RN à la mairie « d’héritier de Goebbels » en 2017

20 Minutes avec AFP

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Christian Estrosi à Nice, le 16 juillet 2016
Christian Estrosi à Nice, le 16 juillet 2016 — Valery HACHE AFP

C’est une décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le maire LR de Nice Christian Estrosi a été condamné au civil à verser 2.000 euros de dommages et intérêts au candidat du Rassemblement national à la mairie, Philippe Vardon, qu’il avait injurié.

En mars 2017, alors président de la région Paca, Christian Estrosi s’en était vivement pris à son opposant, le qualifiant « d’héritier de Goebbels », le chef de la propagande du régime nazi. Il avait aussi attribué à Philippe Vardon des « saluts nazis ». En première instance, le maire de Nice avait été relaxé du chef d’injure pour la première comparaison mais avait été reconnu coupable des faits de diffamation pour la seconde accusation.

Philippe Vardon, conseiller régional Paca et responsable de la section Front National de Nice.
Philippe Vardon, conseiller régional Paca et responsable de la section Front National de Nice. - Alain ROBERT/Apercu/SIPA

Mardi, la Cour d’appel l’a relaxé des faits de diffamation. Le parquet n’ayant pas fait appel de la relaxe pour injure publique, le tribunal a retenu la faute civile en ce qui concerne l’injure et l’a condamné sur ce plan à 2.000 euros de dommages et intérêts.

Un « avertissement à Christian Estrosi »

« Au-delà de la légitimité de cette condamnation judiciaire, j’espère qu’elle servira d’avertissement à Christian Estrosi et aux siens, et permettra dès lors un débat de qualité à l’occasion des élections municipales. La politique mérite mieux que ce type d’insultes et de diatribes », a réagi Philippe Vardon, ancien responsable identitaire, aujourd’hui membre du bureau du Rassemblement national.

L’avocat de Christian Estrosi Me Gérard Baudoux a souligné quant à lui « qu’aucune condamnation pénale n’a été prononcée en appel et que [le maire de Nice] est relaxé des deux chefs d’injure et diffamation ».