Toulouse : La Ligue des droits de l'homme dépose cinq plaintes pour violences policières

JUSTICE Après avoir été pris pour cible et violentés lors de l’acte 46 des « gilets jaunes », les observateurs des pratiques policières ont déposé plainte pour violences policières

J.R.

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Illustration deDeux membres de l'Observatoire des pratiques policières, à Toulouse, lors de l'acte 14 des "gilets jaunes".
Illustration deDeux membres de l'Observatoire des pratiques policières, à Toulouse, lors de l'acte 14 des "gilets jaunes". — F. Scheiber / SIPA

Les faits remontent au 28 septembre, lors de l’acte 46 du mouvement des « gilets jaunes ». Des échauffourées avaient eu lieu entre les forces de police et des observateurs des pratiques policières, dans la rue Cafarelli à Toulouse.

Une vidéo montrant des tensions entre ces observateurs et la police avait été largement relayée sur les réseaux sociaux.

Troisième plainte pour des violences policières

Pour dénoncer ces violences qu’elle juge récurrentes, la Ligue des droits de l’homme (LDH) a déposé vendredi matin plainte pour « violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publiques et injures publiques ». Cinq plaintes ont été déposées, ainsi que deux autres supplémentaires au nom de la LDH et du Syndicat des avocats de France.

« C’est la troisième fois que nous déposons plainte pour violences policières mais nous n’avons cependant aucune nouvelle des précédentes, explique Pascal Nakache, avocat de la LDH. Le 28 septembre, les cinq observateurs étaient seuls dans la rue, pas menaçants et identifiés. Ils ne représentaient pas de danger mais ont pourtant été chargés et violentés ».

Pour les précédentes plaintes, « elles suivent naturellement leurs cours », selon le parquet de Toulouse.