Coq décapité avec les dents : 80 heures de travaux d’intérêt général pour le joueur de pelote basque

CRUAUTE Un jeune joueur de pelote basque avait arraché la tête d’un coq vivant avec ses dents en juin dernier

M.B. avec AFP

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Illustration palais de justice. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES
Illustration palais de justice. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN/20 MINUTES

Le pilotari (joueur de pelote basque) d'Hasparren Bixente Larralde, a été condamné ce vendredi à 80 heures de travaux d’intérêt général, à effectuer dans les dix-huit mois, par le tribunal de Bayonne, rapporte France 3 Nouvelle-Aquitaine. Le jeune homme comparaissait pour « acte de cruauté envers un animal » dans le cadre d'une procédure de reconnaissance de culpabilité, après avoir décapité un coq avec les dents, en juin dernier, lors d’une fête à Hasparren.

La scène avait été filmée, et repérée par le représentant basque de la Fondation Brigitte Bardot, Daniel Raposo, partie civile dans l’affaire. Relayée sur les réseaux sociaux, elle avait profondément choqué de nombreux internautes. Daniel Raposo a estimé cette peine « un peu limite ».

Le coq « a été victime de la bêtise humaine et l'humain de la tyrannie numérique »

Le président du tribunal a noté que le « coq a été victime de la bêtise humaine et l'humain de la tyrannie numérique ». L'avocat du jeune homme, Me Khiet Nguyen, a affirmé que son client qui « va assumer », avait « regretté dès le lendemain » son geste, affirmant que lui et sa famille avaient ensuite fait l'objet de menaces sur les réseaux sociaux.

Les cinq parties civiles, dont la Fondation Bardot et la SPA, ont également demandé 4.000 euros de dommages et intérêts, sur lesquels le tribunal se prononcera le 8 novembre.

Une pétition « pour que l'équipe de France de Pelote basque exclue le joueur »

Les images, outre d'innombrables commentaires émus, insultes, menaces en ligne, avaient aussi généré une pétition « pour que l'équipe de France de Pelote basque exclue le joueur », et « que ses sponsors arrêtent de le sponsoriser ». Une pétition qui avait revendiqué en cinq jours plus de 73.000 signatures.

La Fédération française de pelote basque avait dans un communiqué appelé « à faire preuve de modération dans cette épreuve », soulignant que « ce jeune athlète a une parfaite conscience de son acte, et a toujours eu un comportement irréprochable en compétition ».