Nice: Un procès d'assises et quatorze accusés après le kidnapping de Jacqueline Veyrac

SUR UN MOIS Un Italien, ancien gérant d’un restaurant propriété de la femme d’affaires, aurait commandité l’enlèvement en 2016

F.Bi.

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La pharmacie Gambetta, à Nice, devant laquelle a eu lieu le kidnapping
La pharmacie Gambetta, à Nice, devant laquelle a eu lieu le kidnapping — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Leur procès devrait se dérouler sur un mois. Quatorze personnes seront jugées devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes, a priori dès la fin du mois de mai 2020, pour le kidnapping de la femme d’affaires Jacqueline Veyrac, en octobre 2016 à Nice.

C’est un restaurateur italien, gérant entre 2007 et 2009 de La Réserve, établissement gastronomique appartenant à la famille de la septuagénaire, qui est soupçonnée d’avoir commandité cet enlèvement. Mais Giuseppe Serena, 66 ans, « n’est poursuivi que pour complicité car il n’y a pas d’éléments directs pour dire que c’est lui l’instigateur », a fait valoir auprès de l’AFP l’un de ses avocats Me Corentin Delobel.

Un « contentieux commercial »

« Il a juste reconnu le contentieux commercial avec Jacqueline Veyrac mais pour le reste, il nie en bloc et il a la même version depuis le début », précise-t-il. Selon les enquêteurs, l’Italien aurait bien cherché à se venger après que sa société a été mise en liquidation en 2009. Le rapt de la femme d’affaires, qui possède aussi le Grand Hôtel à Cannes, lui aurait permis de réclamer une rançon pour récupérer l’argent perdu à l’époque.

Jacqueline Veyrac, aujourd’hui âgée de 76 ans, avait été enlevée en plein jour le 24 octobre 2016 près de chez elle puis découverte ligotée dans une fourgonnette à Nice après 48 heures de séquestration. L’hôtelière avait déjà été victime d’une tentative d’enlèvement en 2013, commanditée selon l’enquête par le même homme.