Seine-Saint-Denis : Six policiers en garde à vue après une interpellation violente

ENQUETE Le jeune homme de 20 ans, cible des coups, s’était vu prescrire trois jours d’ITT et avait déposé plainte

20 Minutes avec AFP

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Le 17 septembre 2019. Illustration police. Ici à Vénissieux, près de Lyon.
Le 17 septembre 2019. Illustration police. Ici à Vénissieux, près de Lyon. — E. Frisullo / 20 Minutes

Accusés d’être impliqués dans l’interpellation violente d’un jeune homme, début août à Saint-Ouen, six policiers de Seine-Saint-Denis ont été placés en garde à vue, ce mardi, dans les locaux de l’IGPN, la police des polices, a annoncé le parquet de Bobigny.

Selon le parquet, les six fonctionnaires sont également soupçonnés de « faux en écriture publique » et vol. Selon des images captées par la vidéosurveillance et par un témoin, un policier de la compagnie de sécurisation et d’intervention de Seine-Saint-Denis (CSI), en civil, a asséné plusieurs coups au visage d’un jeune homme.

Une enquête ouverte pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique

Ce dernier, âgé de 20 ans, s’était vu prescrire trois jours d’ITT et avait déposé plainte. Dans sa plainte, consultée par l’AFP, il avait déclaré avoir « reçu des coups de pied par les fonctionnaires de police » et « plusieurs coups de pistolet à impulsion électrique [taser] sur ses organes génitaux » dans le fourgon de police qui le conduisait au commissariat de Saint-Ouen. Le parquet de Bobigny avait saisi l’IGPN, l’Inspection générale de la police nationale, d’une enquête pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique.

Certains des policiers soupçonnés dans cette affaire sont par ailleurs visés par une deuxième enquête, pour des faits qui se seraient déroulés le même jour, également à Saint-Ouen. Dans cette affaire, « deux témoins indiquent que des policiers de la Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) 93 ont amené deux jeunes dans un hall pour les frapper », avait confié une source proche de l’enquête.