L’homme qui avait faussement accusé Pierre Palmade de viol condamné à du sursis

CONDAMNATION En avril dernier, Pierre Palmade avait été placé en garde à vue après des accusations de viol par un jeune homme qui l’avait finalement mis hors de cause

20 Minutes avec AFP

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Pierre Palmade en 2012, au Parc des Princes à Paris.
Pierre Palmade en 2012, au Parc des Princes à Paris. — MYSTY/SIPA

Le jeune homme qui avait faussement accusé Pierre Palmade de viol a été condamné, ce mardi par le tribunal​ correctionnel de Paris, à trois mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende pour avoir dégradé l’appartement de l’humoriste.

Jugé pour « dégradations de biens appartenant à autrui » et usage « illicite de stupéfiant », Abdel H., âgé de 20 ans, sans emploi et vivant dans un squat en Seine-Saint-Denis, était absent de l’audience. En revanche, le parquet n’a pas retenu contre lui les faits de « dénonciations calomnieuses » concernant la fausse accusation de viol.

« Le plus dur pour lui a été la médiatisation de sa garde à vue »

« Le plus important est que cette affaire soit close et que mon client soit reconnu comme victime même s’il aurait voulu des excuses de la part du prévenu », a déclaré à l’issue de l’audience Sabine Kuster, l’avocate de Pierre Palmade, lui aussi absent ce mardi. « Le plus dur pour lui a été la médiatisation de sa garde à vue pour des faits de nature criminelle », a-t-elle ajouté.

L’humoriste avait été placé en garde à vue le 11 avril avec un autre homme, dans le cadre d’une enquête notamment pour « viol » et « violences sous l’emprise de stupéfiants ». Dans la matinée, il avait appelé la police « car son appartement avait été mis sens dessus dessous par la deuxième personne ». A l’arrivée des policiers, qui avaient trouvé l’appartement « en vrac », Abdel H. avait justifié ces dégradations en disant qu’il avait été violé par Pierre Palmade, avant de revenir rapidement sur ses déclarations.

Pierre Palmade condamné à 1.500 euros pour usage et acquisition de stupéfiants

Dans des vidéos prises le soir des faits par le prévenu lui-même, les images le montrent « virulent », « perdant le contrôle de lui-même » et « menaçant » Pierre Palmade, resté « très calme », a expliqué le président. Devant les policiers, le jeune homme, qui avait reconnu être « venu ce soir-là pour une relation sexuelle », étant « escort quelques soirs par mois », avait raconté avoir « renversé la table » et « piétiné le téléviseur », a rappelé le tribunal.

Le jeune homme avait aussi précisé aux policiers être devenu « parano » après la prise de cocaïne, et « avoir dit n’importe quoi ». « J’ai honte de moi », « je me suis auto-persuadé », leur avait-il indiqué. Sous contrôle judiciaire au moment des faits, en avril, il avait été condamné en 2017 pour « vol avec violence ». De son côté, Pierre Palmade avait été condamné en juin à une amende de 1.500 euros pour usage et acquisition de stupéfiants.