Rennes : L’ex-activiste italien Vincenzo Vecchi reste en prison

JUSTICE La cour d’appel de Rennes a rejeté sa demande de remise en liberté

J.G. avec AFP

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Des rassemblements ont lieu depuis le mois d'août en Bretagne pour demander la libération de Vincenzo Vecchi.
Des rassemblements ont lieu depuis le mois d'août en Bretagne pour demander la libération de Vincenzo Vecchi. — Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

Vincenzo Vecchi reste en détention à la prison de Vezin-le-Coquet près de Rennes. La cour d’appel a rejeté ce vendredi la demande de remise en liberté de l’ex-altermondialiste italien arrêté en août en Bretagne en vertu de deux mandats d’arrêts européens, après huit ans passés dans la clandestinité.

Réunie jeudi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel avait examiné sur le fond cette demande présentée par ses avocats le 22 août. Elle avait fait état d’un rapport de faisabilité favorable pour une assignation à résidence avec bracelet électronique de l’Italien de 46 ans. Mais l’avocat général avait requis le rejet de cette demande. « Je suis extrêmement déçue, je ne comprends pas », a réagi son avocate Me Catherine Glon.

La justice française a demandé un complément d’informations

Vincenzo Vecchi a été condamné à 12 ans et demi de prison en 2009 par la cour d’appel de Gênes notamment « pour des faits de complicité de vol avec violence » lors du sommet du G8 à Gênes de 2001. Il a aussi été condamné en 2007 par la cour d’appel de Milan à quatre ans de prison notamment pour « complicité de dévastation continue », lors d’une manifestation contre l’extrême droite à Milan en 2006.

La justice française a demandé un supplément d’information aux autorités judiciaires italiennes, avant le 10 octobre, afin de préciser différents points concernant les condamnations rendues en Italie. Elle demande aussi à la justice italienne si la décision de la cour d’appel de Gênes « a été réformée par un arrêt de la Cour suprême de cassation », « dans l’affirmative [de] préciser la teneur de cet arrêt » et d’indiquer si cette condamnation « est définitive ».

Selon Me Glon, la défense a obtenu « une pièce qui démontre que l’une des condamnations [à Milan] a été intégralement exécutée et qu’elle est éteinte ».