Alain Soral: L’essayiste condamné à 18 mois ferme pour un clip de rap antisémite

ANTISEMITISME Le clip, publié sur le site Egalité et Réconciliation, vise notamment Bernard-Henri Lévy, Jacques Attali et Patrick Drahi

20 Minutes avec AFP

— 

L'essayiste d'extrême-droite Alain Soral (archive)
L'essayiste d'extrême-droite Alain Soral (archive) — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

L’essayiste d’extrême droite Alain Soral a été condamné jeudi à 24 mois de prison, dont 18 mois ferme, par le tribunal correctionnel de Bobigny pour avoir diffusé en ligne un clip de rap antisémite. Alain Bonnet, de son vrai nom, devra également s’acquitter d’une amende de 45.000 euros. Il était poursuivi pour provocation à la haine raciale et injure publique aggravée. Cette condamnation intervient à la suite d’une citation directe d’un collectif d’associations comprenant l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), SOS Racisme, la Licra, J’accuse, le MRAP et la LDH.

Un clip intitulé « Gilets jaunes »

Publié sur le site de Soral : Egalité et Réconciliation, on pouvait voir dans le clip intitulé « Gilets jaunes » une pancarte contenant le nom de Rothschild jetée au feu. Des photos de Bernard-Henri Lévy, Jacques Attali ou encore Patrick Drahi étaient aussi envoyées au bûcher. Le rappeur appelait également à « virer » Rothschild, Attali et BHL, les qualifiant de « parasites ». Enfin, le tribunal a demandé à Alain Soral de supprimer le clip de son site, sous astreinte de 1.000 euros d’amende par jour de retard.

« Cette décision importante marque légitimement la fin de l’impunité dont bénéficie, de fait, Alain Soral, multirécidiviste de la haine, impliqué par le passé dans 57 procédures pour les mêmes infractions contre ses cibles habituelles », ont réagi les associations dans un communiqué. Le 15 avril dernier, l’essayiste, déjà condamné maintes fois, avait déjà écopé d’un an ferme pour négationnisme dans une autre affaire. Le tribunal correctionnel de Paris avait alors ordonné un mandat d’arrêt contre lui, que le parquet avait refusé d’exécuter, estimant qu’il n’avait pas de base légale.