Nantes : Des peines de quinze à vingt-trois ans de prison pour les meurtriers de Romain Barré

COUR D'ASSISES L’agent immobilier nantais avait été agressé puis jeté dans la Loire dans la nuit du 27 au 28 septembre 2016 à Nantes

20 Minutes avec AFP

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Une affiche signalant la disparition de Romain Barré quartier Viarme à Nantes, là où il a disparu.
Une affiche signalant la disparition de Romain Barré quartier Viarme à Nantes, là où il a disparu. — F.Brenon/20Minutes

Le verdict est tombé ce mardi soir. Deux hommes et une jeune femme ont été condamnés à des peines de quinze à vingt-trois ans de réclusion criminelle aux assises à Nantes pour le meurtre de Romain Barré, un agent immobilier étranglé puis jeté dans la Loire pour lui voler sa voiture.

L’avocat général avait requis lundi entre dix-huit et trente ans de réclusion contre les trois accusés, jugés depuis le 9 septembre par la cour d’assises de Loire-Atlantique.

Une peine de vingt-trois ans a été prononcée contre le majeur au moment des faits en 2016, aujourd’hui âgé de 22 ans, de dix-sept ans contre un jeune homme mineur à l’époque aujourd’hui âgé de 19 ans, et de quinze ans contre le troisième membre du trio, une jeune fille actuellement âgée de 21 ans.

Complicité pour la jeune femme

La cour d’assises a retenu l’excuse de minorité pour le plus jeune des accusés. Les deux jeunes hommes étaient accusés de « meurtre ayant pour objet la préparation d’un délit ou l’impunité de son auteur » et la jeune femme de « complicité de meurtre ».

La victime, un agent immobilier de 38 ans, Romain Barré, s’était endormie dans sa voiture à deux pas de la place Viarme à Nantes après une soirée arrosée. Il avait été agressé, puis tué par ces jeunes qui entendaient voler sa voiture, sa carte bancaire et son téléphone.

La disparition du trentenaire dans la nuit du 27 au 28 septembre 2016 avait provoqué une vive émotion. Son corps n’avait été retrouvé que trois semaines après sa mort. En raison de l’âge d’un des accusés, mineur au moment des faits, le procès s’est tenu sous le régime dit de la « publicité restreinte », très proche du huis clos. Aucun public n’a pu y assister.

Un retentissement particulier

Le jeune accusé de 19 ans n’avait « pas de casier judiciaire de violences » mais un « parcours difficile, empreint de graves difficultés, notamment dans les premières années de sa vie », avait raconté avant le procès son conseil, Me Olivier Mechinaud.

Ce procès a un retentissement particulier car « tout le monde peut se projeter dans la situation de Romain Barré », avait fait valoir au début du procès Loïc Cabioch, avocat du père de la victime.