Affaire Richard Ferrand : « Un mis en examen n’est coupable de rien », réagit le président de l’Assemblée nationale

JUSTICE Le président de l'Assemblée nationale est mis en examen pour prise illégale d'intérêts dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne 

20 Minutes avec AFP

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Richard Ferrand (archives)
Richard Ferrand (archives) — PIERRE VILLARD/SIPA

Il a été mis en examen jeudi pour prise illégale d'intérêts dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne. Mais pour Richard Ferrand, "un mis en examen n'est coupable de rien", s'est défendu le président de l'Assemblée nationale.

L'élu du Finistère s'est exprimé dans les colonnes du quotidien Télégramme: "Un mis en examen n'est coupable de rien, et je ne suis entravé en rien dans la plénitude de l'exercice de mes fonctions". Richard Ferrand se dit par ailleurs sensible aux "soutiens apportés par toute la majorité et par de nombreuses personnalités politiques de tous bords".

Le mis en examen dit vouloir "démontrer jusqu'au bout (son) innocence". Richard Ferrand explique qu'il n'a pas démissionné de la présidence de l'Assemblée parce que la règle, qu'il juge d'ailleurs "discutable", selon laquelle une mise en examen implique le retrait du gouvernement "n'a pas à s'appliquer ailleurs".

Interrogé sur un tweet d'avril 2017 dans lequel il jugeait que le candidat à la présidentielle François Fillon avait perdu "toute autorité morale" à la suite de sa mise en examen, Richard Ferrand a répondu qu'il reprochait au candidat LR son engagement pris. "Le candidat Fillon avait dit que, s'il était mis en examen pour des sujets qui touchaient ses fonctions d'élu, il se retirerait. Avant mon élection, il y a un an, j'avais indiqué que je ne démissionnerais pas si j'étais mis en examen, après un classement sans suite sur un dossier strictement professionnel."

L'affaire des Mutuelles de Bretagne avait conduit Richard Ferrand à quitter le gouvernement en juin 2017. A peine nommé ministre de la Cohésion des territoires, il avait été épinglé par Le Canard enchaîné qui avait révélé qu'en 2011 les Mutuelles de Bretagne, que Richard Ferrand dirigeait alors, avaient décidé de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne.