Procès Balkany : Isabelle, la femme du maire de Levallois, « ne comprend pas » que son mari aille en prison

VERDICT Isabelle Balkany, elle, a été condamnée ce vendredi à trois ans ferme, mais sans mandat de dépôt

20 Minutes avec AFP

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Isabelle Balkany
Isabelle Balkany — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Isabelle Balkany « ne comprend pas » que son mari, Patrick Balkany, condamné à quatre ans ferme pour « fraude fiscale », aille en prison, a-t-elle expliqué, ce vendredi, après l’énoncé du verdict.

Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, a été condamné à quatre ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Il a été incarcéré en milieu d’après-midi, immédiatement après la fin de l’audience, à la prison de la Santé à Paris.

« Il n’y avait pas un centime d’argent public »

« Je ne comprends pas (…) et je comprends d’autant moins que le président du tribunal a dit deux fois qu’il n’y avait pas un centime d’argent public » dans la fraude fiscale du couple, a réagi son épouse sur BFMTV, condamnée elle à trois ans ferme, sans mandat de dépôt. Le couple a « toujours assumé » ses fautes, a estimé la première adjointe de Levallois-Perret, qui cogérait avec son mari cette ville cossue proche de Paris.

« Je pensais, peut-être naïvement – j’aurais dû poursuivre mes études de droit –, que l’on plaçait sous mandat de dépôt quelqu’un qui représentait éventuellement un danger pour l’ordre public ou qui pourrait quitter la France subitement. Ce n’est évidemment pas le cas de mon époux », a ajouté Isabelle Balkany.

L’incarcération de Patrick Balkany « totalement inadaptée » à son état de santé

Lors d’un point-presse à Levallois-Perret, Isabelle Balkany a jugé l’incarcération « en plus totalement inadaptée » à l’état de santé de son mari qui connaît, selon elle, « un pépin de santé qui s’est déclaré au mois d’août » et « souffre énormément ». « Par dignité, il n’a pas voulu en parler avant le jugement », a-t-elle poursuivi. Elle a indiqué qu’elle était « à la mairie » et qu’elle « continue à travailler pour les Levalloisiens ».

« Je suis, tant qu’il est empêché – quelques jours seulement je l’espère – maire par intérim puisque je suis suivante de liste, donc je mènerai le conseil municipal » prévu le 23 septembre. Après l’incarcération de son mari, Isabelle Balkany s’est dite « bouleversée, meurtrie, triste et inquiète pour l’homme qu'(elle) aime ». Son avocat, Pierre-Olivier Sur, a expliqué avoir fait appel du jugement.