Nice: Macron demande la levée du secret-défense sur le crash du vol de la Caravelle Ajaccio-Nice

ENQUETE Un juge estime qu’il faut prendre « très au sérieux » la thèse d’un tir de missile accidentel touchant l’appareil il y a 51 ans

20 Minutes avec AFP

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La Caravelle lors de son premier vol à Toulouse, le 17 mai 1955 (Illustration)
La Caravelle lors de son premier vol à Toulouse, le 17 mai 1955 (Illustration) — AFP

Ils devraient enfin obtenir des réponses. Les familles de victimes du crash du vol Ajaccio-Nice survenu le 11 septembre 1968 ont reçu un courrier leur confirmant qu’Emmanuel Macron avait demandé à la ministre des armées de saisir la commission de la défense nationale afin d’obtenir la levée du secret-défense sur des documents classifiés.

Dans une lettre adressée à Mathieu Paoli, le président de l’association des familles des victimes de cette catastrophe, l’Elysée assure que le président de la République « entend [leur] quête en faveur de la manifestation de la vérité » et que le ministère des armées « répond aux requêtes de justice qui lui sont adressées ».

« Identifier d’éventuels documents d’intérêt »

Début 2018, le juge d’instruction chargé de l’enquête requérait une levée du secret-défense. Alain Chemama estimant qu’il fallait prendre « très au sérieux » la thèse d’un tir de missile accidentel touchant l’arrière de l’appareil. Le ministère des Armées « poursuit un important travail de recherche afin d’identifier d’éventuels documents d’intérêt qui n’auraient pas pu être intégrés aux investigations passées », précise l’Elysée.

Dans une lettre rendue publique lundi, les maires d’Ajaccio, Laurent Marcangeli, et de Nice, Christian Estrosi, demandaient au président « de passer de la parole aux actes ».

Le vol Air France Ajaccio-Nice s’abîmait au large d’Antibes, faisant 95 victimes. L’enquête avait débouché sur un non-lieu, concluant à un incendie à bord lié au chauffe-eau.