Un ultranationaliste qui projetait d'assassiner Emmanuel Macron renvoyé devant le tribunal correctionnel

JUSTICE L'ultra-nationaliste de 25 ans, qui présente des troubles de la personnalité et est actuellement détenu, doit être jugé dans quelques mois

20 Minutes avec AFP

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Un ultranationaliste qui projetait d'assassiner Emmanuel Macron renvoyé devant le tribunal correctionnel (Illustration)
Un ultranationaliste qui projetait d'assassiner Emmanuel Macron renvoyé devant le tribunal correctionnel (Illustration) — Michel Euler/AP/SIPA

Il avait été arrêté en juin 2017 à son domicile d’Argenteuil (Val-d’Oise). Alors âgé de 23 ans, cet ultra-nationaliste avait projeté de tirer, notamment, sur Emmanuel Macron lors du défilé du 14-Juillet. L’homme de 25 ans, qui présente des troubles de la personnalité et est actuellement détenu, a été renvoyé fin juin devant le tribunal correctionnel de Paris, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du Parisien : il doit être jugé dans quelques mois pour « entreprise individuelle terroriste », conformément aux réquisitions du parquet.

Repéré quand il cherchait à se procurer une arme sur un site de jeux vidéo, le jeune homme avait déclaré « de manière vague » vouloir s’en prendre au président ainsi qu’aux « musulmans, juifs, noirs, homosexuels », selon des sources concordantes. Lors de son interpellation, après des signalements de plusieurs internautes sur la plateforme de signalement des contenus illicites Pharos, trois couteaux de cuisine avaient été retrouvés dans son véhicule. L’exploitation de son ordinateur avait révélé des recherches sur Internet concernant des cibles potentielles, d’après une source proche de l’enquête.

Il vantait les actes d’Anders Breivik

L’ultranationaliste était connu de la justice : en 2016, il avait été condamné à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve pour provocation à la haine raciale et apologie du terrorisme après avoir vanté les actes d’Anders Behring Breivik, l'auteur de l'attentat du 22 juillet 2011 en Norvège (77 morts).

L'« entreprise individuelle terroriste » est un délit peu fréquent, qui a été créé par la loi en 2014 afin de poursuivre les « loups solitaires », c’est-à-dire des suspects sans complicité ni lien avec une quelconque organisation. Ce délit a été utilisé dans l’enquête sur l’attentat sur les Champs-Elysées du 20 avril 2017, lorsque Karim Cheurfi, un repris de justice, avait tué le policier Xavier Jugelé avant d’être abattu.

Alain Feuillerat, un ancien militaire de 34 ans, converti à l’islam et radicalisé, a été mis en examen pour ce délit en mai 2017, après son interpellation en bordure de la base aérienne d’Evreux, en possession d’armes et de munitions et portant un insigne de l’organisation de l’Etat islamique. L’information judiciaire est toujours en cours.