Projet d'attentat préparé en prison: Des armes et une allégeance à Daesh trouvées

TERRORISME Les suspects, trois hommes dont deux détenus, avaient évoqué notamment la possibilité de s’en prendre à un surveillant pénitentiaire

20 Minutes avec AFP

— 

Deux détenus et un ancien détenu ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». (Photo d'illustration/la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy)
Deux détenus et un ancien détenu ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». (Photo d'illustration/la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy) — Jacques Witt/SIPA

Une lettre d'allégeance à l'organisation Etat islamique (EI) et des armes ont été trouvées dans l'enquête sur les trois hommes, dont deux détenus, mis en examen pour un projet d'attentat, selon des sources proches du dossier.

Une lettre d'allégeance à Daesh a été trouvée en possession de l'homme qui n'était pas en prison, selon ces sources. Cette lettre aurait été rédigée par l'un des deux détenus, a indiqué l'une de ces sources. Des armes «anciennes» ont également été saisies, selon ces mêmes sources.

Un surveillant visé

Trois hommes, dont deux étaient déjà détenus, ont été mis en examen vendredi pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle» et écroués pour un projet d' attentat. Ils n'avaient pas déterminé de cible précise mais avaient évoqué notamment la possibilité de s'en prendre à un surveillant pénitentiaire, selon des sources proches du dossier.

Selon ces sources, l'un des deux détenus est Zakaria Chedili, 31 ans, condamné en janvier 2016 à six ans de prison pour avoir passé 6 mois en Syrie début 2014. Cet homme avait rejoint les rangs d'un groupe jihadiste affilié à Al-Qaïda. Au bout de six mois à «traîner», selon le récit qu'il a fait de son passage en Syrie au moment de son procès, son père l'avait aidé à quitter le pays en guerre pour l'Angleterre. Il y avait été arrêté en juin 2014 - soit avant la proclamation du «califat» par l'EI.

Lors de son procès, le jeune homme avait également expliqué s'être radicalisé très rapidement et s'être rendu en Syrie pour «aider» la population face aux «horreurs» infligées aux populations civiles par Bachar el-Assad. Il avait été condamné à six ans de prison ferme début 2016, sans période de sûreté.

Selon Le Parisien, le «cerveau» du groupe est l'autre détenu, un homme de 27 ans converti à l'islam et condamné pour «apologie du terrorisme». Ayant dû changer d'établissement pénitentiaire au moins trois fois en raison d'incidents, il a rencontré l'un des suspects à la prison de Châteaudun (Eure-et-Loir) et l'autre dans celle de Toulon, rapporte le quotidien. Le troisième mis en examen, un homme de 42 ans, était sorti de prison en début d'année, selon le quotidien.