Corse: Le «vin bleu» dans le collimateur de la justice

ENQUETE Le procureur de la République d’Ajaccio a ouvert ce mercredi une enquête pour «pratiques commerciales trompeuses» à l’encontre du «vin bleu» corse

20 Minutes avec AFP

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Des posts Instagram (plus ou moins sponsorisés) présentent le vin bleu de Vindigo.
Des posts Instagram (plus ou moins sponsorisés) présentent le vin bleu de Vindigo. — Capture d'écran Instagram

Le «vin de la mer », une boisson alcoolisée de couleur bleue produite en  Corse, est dans le collimateur de la justice : le procureur d'Ajaccio a déclaré mercredi avoir ouvert une enquête pour « pratiques commerciales trompeuses ».

Cette boisson ne présente aucun danger pour la santé selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), dont les enquêteurs se sont penchés sur le cas d’Imajyne, le « vin de la mer ». Mais elle contient un colorant, ce qui est contraire à la réglementation viticole selon le procureur Eric Bouillard.

Un colorant à l’intérieur

Dans le breuvage couleur turquoise, selon le procureur, « on retrouve le colorant E133 ». En 2017, ajoute-t-il, des achats de E133 ont été réalisés par un ancien associé des producteurs de ce vin bleu.

Avertis par les autorités, les producteurs d’Imajyne ont tenté de changer l’appellation de leur produit en « cocktail aromatisé ». Mais là encore, la dénomination est trompeuse : « pour qu’il s’agisse d’un cocktail, il faut que la boisson soit aromatisée, détaille Éric Bouillard. Or, la nouvelle version d’Imajyne ne contient pas d’aromatisant. »