Pollution au tritium: Une enquête ouverte pour «diffusion d'informations fausses»

RUMEURS Une fausse info faisait état d’une pollution de l’eau du robinet par une substance radioactive

G. N. AVC AFP

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Eau du robinet (illustration).
Eau du robinet (illustration). — FRED TANNEAU / AFP

Une enquête a été ouverte pour « publication, diffusion ou reproduction d’informations fausses de nature à troubler la paix publique », après la circulation d’une rumeur évoquant une contamination de l’eau en région parisienne, a-t-on appris lundi après du parquet de Paris, confirmant une information de LCI.

Cette rumeur est notamment partie d’un message vocal diffusé sur des applications comme WhatsApp. Une femme disant être infirmière dans un hôpital parisien y affirmait qu’il ne fallait pas boire l’eau du robinet en raison d’une contamination. Elle est apparue après un communiqué d’une association faisant état de la présence de tritium, une substance radioactive, dans cette eau, sans toutefois que soient dépassés les seuils instaurés par les autorités sanitaires.

Aucun « risque pour la santé publique »

Les autorités ont écarté toute dangerosité ces derniers jours. La préfecture d’Ile-de-France a démenti tout « risque pour la santé publique ». « Il n’y a pas de problème d’eau, elle est excellente pour toutes les populations », a déclaré samedi à l’AFP Aurélien Rousseau, directeur général de l’agence régionale de santé d’Ile-de-France.

Le service public de l’eau d’Ile-de-France (Sedif), qui comptabilise 180 mesures de radioactivité depuis 2010, a également soutenu que l’eau du robinet pouvait être consommée sans risque. La moyenne de ces relevés est de 9 becquerels par litre, « largement en deçà » du seuil réglementaire européen de 100 Bq/l. Le seuil de référence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est lui de 10.000 Bq/l.