Occupation du Panthéon: Vingt et un sans-papiers placés en «retenue administrative»

MIGRANTS Una manifestant interpellé doit également être présenté ce dimanche au parquet

Guillaume Novello

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Des CRS repoussent les "gilets noirs" aux abords du panthéon, vendredi 12 juillet.
Des CRS repoussent les "gilets noirs" aux abords du panthéon, vendredi 12 juillet. — JP PARIENTE/SIPA

Vingt et un sans-papiers ont été placés en « retenue administrative » après la brève occupation du Panthéon vendredi à Paris, a-t-on appris samedi de source proche du dossier. Ces 21 manifestants font l’objet d’une retenue administrative de 24 h pour vérification du droit au séjour des étrangers, a précisé la même source.

Par ailleurs, un manifestant a été interpellé et placé en garde à vue pour « violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Il doit être présenté dimanche à un magistrat du parquet qui décidera d’éventuelles suites judiciaires, a indiqué le parquet de Paris.

Environ 700 migrants avaient investi le Panthéon

Une vingtaine de personnes se sont rassemblées à la mi-journée devant le commissariat du 5e arrondissement de Paris, où avaient été conduites les personnes interpellées, brandissant des pancartes proclamant « Libérez les gilets noirs » ou « Police raciste », a constaté un photographe de l’AFP.

Au total, 37 personnes, parmi les centaines de manifestants rassemblés au Panthéon, avaient été interpellées vendredi « suite à des vérifications d’identité », selon une source policière. Environ 700 migrants et leurs soutiens, selon les participants, avaient investi les lieux à la mi-journée, à l’initiative des collectifs « gilets noirs » et « La Chapelle debout », qui soutiennent les sans-papiers et demandent leur régularisation.

Ce lieu emblématique de la République française avait été progressivement évacué en fin d’après-midi. « La France est un État de droit, dans tout ce que cela implique : respect des règles qui s’appliquent au droit au séjour, respect des monuments publics et de la mémoire qu’ils représentent », avait affirmé le Premier ministre Edouard Philippe dans un tweet. Les migrants et collectifs – dont les « gilets noirs » qui mènent régulièrement des actions coups de poing en soutien aux sans-papiers – avaient choisi le Panthéon pour ses « grands hommes » et ses « symboles de la lutte contre l’esclavage ».