Gard: De 12 à 25 ans de prison pour un home-jacking qui a coûté la vie à un artisan

JUSTICE Cette agression menée le 17 janvier 2017 visait à dérober une mallette censée contenir 200.000 euros

N.B. avec AFP

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Le Palais de Justice de Nîmes. (photo illustration)
Le Palais de Justice de Nîmes. (photo illustration) — Frank Fell / The Travel/REX/SIPA

Trois hommes et une femme de la même famille ont été condamnés par les assises de Nîmes, dans le Gard, à des peines de 12 à 25 ans de réclusion criminelle pour une tentative d'extorsion à domicile ultra-violente​ qui s’est soldée par la mort d’un artisan, en janvier 2017.

Le cadavre présentait « de nombreuses traces de violences, les chevilles entravées », et avait été « retrouvé dans une mare de sang, allongé torse nu, sous un bureau » à son domicile, indique le dossier d’accusation, cité par l’AFP. La victime aurait été frappée à la tête avec un sabre. L’autopsie a montré « une extrême intensité dans les coups : fractures du nez, du poignet, du coude gauche, des deux clavicules, de trois côtes, de l’occipital droit, de très nombreuses tuméfactions sur le buste et le visage ». Des projections de sang avaient été relevées dans plusieurs pièces de la maison.

« Des traces de sang jusqu’au plafond »

Cette agression à domicile d’une extrême violence, menée le 17 janvier 2017, à Massillargues-Attuech, dans le Gard, visait à dérober une mallette censée contenir 200.000 euros. Mais la victime était en réalité en redressement judiciaire et ruinée, et l’existence du magot semble avoir relevé d’une rumeur, dont les conséquences ont été terribles. « On a constaté des traces de sang jusqu’au plafond, avait indiqué l’avocat général. On dirait un film de Tarantino, mais là c’est du réel ! ».

Un homme de 38 ans, considéré comme l’organisateur de cette opération ultra-violente et celui qui a provoqué la blessure mortelle après avoir infligé à la victime coups de poing, de pieds, de sabre, a été condamné à 25 ans de réclusion.

Son fils, âgé de 22 ans, qui niait avoir porté des coups l’artisan le 17 janvier 2017, n’a pas convaincu la cour qui l’a condamné à 18 ans de réclusion. Ue femme de 41 ans, a pour sa part écopé de 17 ans pour sa participation jugée active à ce home-jacking. Enfin, une peine de 12 ans de réclusion a été prononcée à l’encontre d’un cousin des autres accusés, pour avoir donné l’idée de cette expédition mortelle.