Montpellier : Des étudiants condamnés pour avoir entonné des chants saluant le suicide de policiers

JUSTICE Les prévenus étaient poursuivis pour avoir chanté «Elle est où la capitaine, pan, pan, pan!» et «Un flic suicidé à moitié pardonné»

N.B. avec AFP

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Au tribunal correctionnel de Montpellier (illustration)
Au tribunal correctionnel de Montpellier (illustration) — N. Bonzom / Maxele Presse

Quatre étudiants ont été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Montpellier, dans l'Hérault, à trois mois de prison avec sursis pour outrage, pour avoir entonné, le 29 avril dernier, des chants saluant le suicide de policiers.

Ils étaient accusés d’avoir, le 29 avril dernier, alors qu’ils étaient venus soutenir un « gilet jaune » devant le tribunal de Montpellier, chanté devant les policiers déployés sur le parvis : « Elle est où la capitaine, pan, pan, pan ! » et « Un flic suicidé à moitié pardonné ». Une capitaine de police, mère de deux enfants, s’était suicidée quelques jours auparavant, le 18 avril, dans son bureau de l’hôtel de police de Montpellier.

Trois étudiants vont faire appel du jugement

Le syndicat Alliance avait notamment dénoncé un « chant de la honte ».

Les quatre condamnés, deux jeunes femmes et deux jeunes hommes, ont également été condamnés à verser 500 euros à chacun des huit policiers qui se sont portés parties civiles, et 500 euros au syndicat de police Alliance. Le juge leur a expliqué ce jeudi matin en rendant son délibéré que sa décision était notamment fondée sur les témoignages de huit policiers assermentés, et sur des vidéos.

Trois des étudiants présents ce jeudi au tribunal ont manifesté la volonté de faire appel.