Marseille: 350 euros d'amende requis contre une femme qui avait démembré puis brûlé ses chiens

FAITS DIVERS La SPA, qui était partie civile au procès, trouve ces réquisitions du procureur « absolument nulles »

J.S.-M.

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Elle a expliqué avoir brûlé puis congelé ses chiens faute d'argent (illustration).
Elle a expliqué avoir brûlé puis congelé ses chiens faute d'argent (illustration). — PICNIC_Fotografie / Pixabay

L’endroit avait été surnommé « la maison de l’horreur. » En plein été 2018, policiers et bénévoles de la Société protectrice des animaux (SPA) ont découvert, dans le 12e arrondissement de Marseille, plusieurs cadavres de chiens calcinés, des chats vivants dans leurs excréments, un chien terriblement maigre et un hérisson à peine nourri.

Leur propriétaire, une jeune femme de 23 ans, était jugée ce mercredi. Le procureur a requis contre elle une amende de 350 euros, a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information de La Provence.

La SPA compte faire appel

Le jugement sera rendu le 4 septembre prochain. Mais la SPA, partie civile dans cette affaire, a d’ores et déjà décidé de faire appel. « Ces réquisitions sont absolument nulles, plaide le président de l’association à Marseille, Xavier Bonnard. On va essayer de faire renvoyer le procès en correctionnelle pour qu’elle puisse être condamnée à de la prison, et pas à une simple amende. »

La jeune femme, au chômage et « dépassée » selon son avocat, était en effet jugée par le tribunal de police. Elle a expliqué à l’audience avoir brûlé puis congelé ses chiens pour ne pas avoir à payer leur crémation.