Nîmes: Un home-jacking mortel d'une extrême violence devant les assises

PROCES Le corps d'un artisan avait été retrouvé le 17 janvier 2017 dans le Gard

N.B. avec AFP

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Le palais de Justice de Nîmes, dans le Gard.
Le palais de Justice de Nîmes, dans le Gard. — Google street view

Depuis mardi, trois hommes et une femme comparaissent devant les assises, à Nîmes, pour un home-jacking très violent, qui a coûté la vie à un artisan, dont le corps avait été retrouvé le 17 janvier 2017, à Massillargues-Attuech, dans le Gard.

Le cadavre présentait « de nombreuses traces de violences, les chevilles entravées », et avait été « retrouvé dans une mare de sang, allongé torse nu, sous un bureau » à son domicile, indique le dossier d’accusation, cité par l’AFP. La victime aurait été frappée à la tête avec un sabre. L’autopsie a montré « une extrême intensité dans les coups : fractures du nez, du poignet, du coude gauche, des deux clavicules, de trois côtes, de l’occipital droit, de très nombreuses tuméfactions sur le buste et le visage ». Des projections de sang ont été relevées dans plusieurs pièces de la maison.

« J’implore le pardon de la famille »

« Je ne suis pas violent au fond de moi. C’est pas dans ma nature », a déclaré posément depuis le box des accusés l’un des accusés, âgé de 38 ans. Il est accusé d’avoir entraîné sa belle-sœur, 41 ans, et son fils, 22 ans, dans l’agression à domicile d’une extrême violence de cet artisan, dans l’espoir de dérober une mallette censée contenir 200.000 euros, sur les indications d’un cousin employé de la victime.

La victime visée était en réalité en redressement judiciaire et ruinée, et l’existence du magot semble avoir relevé d’une rumeur dont les conséquences ont été terribles.

« J’implore le pardon de la famille [de la victime], je sais que vous souffrez beaucoup, a poursuivi l’homme, qui est décrit par l’administration pénitentiaire depuis son incarcération comme « calme, discret et correct ». Le verdict est attendu vendredi aux assises du Gard, à Nîmes. Les accusés encourent l’emprisonnement à perpétuité.