Bac: Treize candidats interpellés en régions parisienne et marseillaise après des soupçons de fuites

ENQUETE L’enquête a été confiée à la BRDP, la brigade de répression de la délinquance contre la personne

Manon Aublanc
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Le commissariat de police du 12e arrondissement de Paris, le 1er avril 2019 (Photo d'illustration).
Le commissariat de police du 12e arrondissement de Paris, le 1er avril 2019 (Photo d'illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

Treize candidats au baccalauréat ont été interpellés et placés en garde à vue, ce mardi matin en régions parisienne et marseillaise, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de fuites concernant des épreuves de mathématiques​, a confirmé le parquet de Paris à 20 Minutes.

Selon une source proche du dossier, les 13 candidats, 7 majeurs et 6 mineurs, étaient tous candidats à l’épreuve de mathématiques des séries S (scientifique), et à celle des ES (économique et sociale), aussi passée par les lycéens en filière L (littéraire), le mois dernier.

Les fuites relayées « par messagerie privée WhatsApp ou par SMS »

L’enquête, ouverte le 21 juin pour « fraude aux examens, abus de confiance et recel de ce délit » et confiée à la BRDP, la brigade de répression de la délinquance contre la personne de la police judiciaire parisienne, devra établir si des candidats ont obtenu les sujets en amont et par quel moyen. Les fuites concernant les épreuves de maths des séries ES et L avaient été relayées « par messagerie privée WhatsApp ou par SMS », avait indiqué le ministère le 21 juin.

Le ministère de l’Education nationale avait déposé plainte pour ces « suspicions de fuites » de sujets de maths, qui ont aussi connu des coquilles dans les énoncés, tout en se refusant à annuler l’épreuve, jugeant la fraude potentielle « extrêmement limitée ». Contacté par 20 Minutes, le ministère de l’Education nationale​ « prend note de l’évolution de l’enquête », mais ne souhaite pas pour l’heure, commenter ces interpellations.