Attentat de Magnanville: Trois suspects remis en liberté

COUP DE FILET Ces trois suspects, âgés de 32, 34 et 36 ans, appartiennent à l'entourage du tueur Larossi Abballa

20 Minutes avec AFP

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Une cérémonie pour Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, tué devant chez eux à Magnanville.
Une cérémonie pour Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, tué devant chez eux à Magnanville. — SYLVAIN THOMAS / AFP

Les trois hommes interpellés mardi matin, dans l'enquête sur l'assassinat par un djihadiste du policier Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider en 2016 à Magnanville (Yvelines), ont été remis en liberté ce vendredi sans charges retenues contre eux, a appris l'AFP de source judiciaire.

Résidant dans les Yvelines, ces trois suspects, âgés de 32, 34 et 36 ans, appartiennent à l'entourage du tueur Larossi Abballa et de l'homme soupçonné d'avoir été un complice, Mohamed Aberouz. Ce coup de filet s'inscrivait dans les recherches des enquêteurs qui tentent depuis trois ans de déterminer comment Larossi Abballa a choisi ses victimes et localisé leur adresse.

Un acte revendiqué au nom de Daesh

Le 13 juin 2016, ce jeune homme de 25 ans avait assassiné le couple à son domicile, à coups de couteau, sous les yeux de son fils de trois ans. Il avait ensuite été abattu par les forces de l'ordre après avoir revendiqué son acte au nom du groupe djihadiste Daesh. Trois suspects sont déjà mis en examen dans ce dossier.

Charaf Din Aberouz et Saad Rajraji, condamnés en 2013 aux côtés d'Abballa dans une filière afghano-pakistanaise de recrutement au djihad, sont soupçonnés d'avoir pu apporter un soutien logistique. Mais les enquêteurs n'ont pas retenu leur complicité directe dans l'attaque et ils ont fini par être relâchés sous contrôle judiciaire.

Une trace ADN retrouvée

En revanche, ils pensent avoir identifié un possible «deuxième homme»: Mohamed Aberouz, 24 ans. Ce frère cadet de Charaf Din Aberouz, dont l'ADN a été trouvé sur les lieux du crime, a été mis en examen pour «complicité d'assassinats terroristes» en décembre 2017 et incarcéré. Cet intime de Larossi Abballa dément avoir été présent et ses avocats contestent la validité de la trace ADN.

L'an passé, six personnes, dont une policière, avaient été placées en garde à vue dans le cadre des investigations sur la possible fuite ayant conduit à la localisation des victimes par le tueur. Toutes avaient été relâchées, sans faire l'objet de poursuites.