Affaire Sophie Le Tan: Nouvelle perquisition au domicile du principal suspect

ENQUETE Le domicile de Jean-Marc Reiser, mis en examen pour l’assassinat de l’étudiante strasbourgeoise Sophie Le Tan à Schiltigheim en septembre dernier, a été une nouvelle fois perquisitionné mercredi matin

G.V. avec AFP

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Immeuble où a été trouvé l'ADN de Sophie Le Tan. Strasbourg le 18 septembre 2018.
Immeuble où a été trouvé l'ADN de Sophie Le Tan. Strasbourg le 18 septembre 2018. — G. Varela / 20 Minutes

Une nouvelle fois, le domicile de Jean-Marc Reiser à Schiltigheim (Bas-Rhin), mis en examen dans la disparition de l’étudiante Sophie Le Tan, a été perquisitionné. Vêtu d’un gilet pare-balles, le suspect est arrivé vers 9 heures mercredi au pied de son ancien immeuble, sous bonne escorte policière.

Là, l’appartement, situé au dernier étage du petit immeuble rue Perle à Schiltigheim, et sa cave ont longuement été inspectés, ses affaires également. Puis, peu avant 14h, Jean-Marc Reiser, menotté, a été reconduit à la maison d’arrêt, « sous les huées et des cris de haine de quelques riverains », rapportent les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Dans la rue Perle, devant l'immeuble où vivait le principal suspect dans la disparition de Sophie Le Tan.
Dans la rue Perle, devant l'immeuble où vivait le principal suspect dans la disparition de Sophie Le Tan. - G. Varela / 20 Minutes

« Blessée à la main »

Pour rappel, l’étudiante, qui devait retrouver sa famille pour déjeuner afin de fêter son vingtième anniversaire le 7 septembre dernier, devait au préalable visiter un appartement à Schiltigheim, avant de ne plus donner de signe de vie. Déjà condamné notamment pour viols, Jean-Marc Reiser avait mis en ligne l’annonce immobilière à laquelle avait répondu la jeune femme.

Il avait été arrêté quelques jours après la disparition, grâce à des données téléphoniques. Des expertises, conduites par l’Institut national de police scientifique, avaient confirmé la présence de traces de sang de l’étudiante sur le manche d’une scie saisie dans la cave du suspect et sur des chaussures lui appartenant. L’ADN de la jeune femme avait également été identifié sur du linoléum dans son appartement et sur l’une de ses vestes.

Longuement interrogé fin mars par la juge d’instruction de Strasbourg chargée du dossier, notamment sur la présence de sang sur la scie, Jean-Marc Reiser avait de nouveau clamé son innocence. S’il a reconnu que la jeune femme était montée chez lui le jour de sa disparition, il avait affirmé qu’elle était blessée à la main et qu’il lui avait prodigué des soins avant qu’elle ne reparte.