Nice: L'ex-maire Philippe Pradal, aujourd'hui premier adjoint, poursuivi pour prise illégale d'intérêts

PROCES EN VUE Il est convoqué devant le tribunal correctionnel concernant des subventions versées à des associations

F.Bi. avec AFP
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Philippe Pradal, ici avec Christian Estrosi
Philippe Pradal, ici avec Christian Estrosi — BORIS HORVAT AFP

Il devra faire face à la justice le 11 octobre prochain. L'ancien maire de Nice et actuel premier adjoint (LR) Philippe Pradal est convoqué devant le tribunal correctionnel pour prise illégale d'intérêts concernant des subventions versées à des associations dans lesquelles il a été membre ou administrateur, a indiqué son avocat.

Philippe Pradal avait annoncé lui-même vendredi, via un communiqué de presse, qu'il était « mis en cause à propos de subventions accordées à des associations caritatives et culturelles ». Les poursuites, qui font suite à une plainte de l'association Anticor, concernent cinq subventions litigieuses accordées entre 2012 et 2015.

« Aucune notion d'enrichissement personnel », selon lui

Les faits reprochés concernent notamment sa présence dans la salle du conseil municipal lors du vote des subventions, quand bien même il s'était abstenu de les voter. Dans un autre cas, il lui est reproché d'avoir présidé la commission des finances qui avait préparé le conseil municipal. Dans deux autres cas, des subventions ont été votées à des associations dont son père était membre, a indiqué son avocat Gérard Baudoux.

Philippe Pradal souligne qu'il n'existe, selon lui, « aucune notion d'enrichissement personnel », son avocat regrettant de son côté qu'on puisse être renvoyé devant un tribunal pour des actes n'enfreignant « ni la probité ni l'équité ». Ces subventions ont notamment servi à financer un restaurant caritatif monté par le curé d'une paroisse de Nice ou encore ont servi à la réfection des orgues d'une église, a précisé Me Baudoux.