Marseille: L’enquête sur l’octogénaire morte après un tir de lacrymogène pourrait être dépaysée

ENQUÊTE Zineb Redouane est morte après avoir reçu un tir de lacrymogène à son domicile à Marseille. L’enquête pourrait être dépaysée

20 Minutes avec AFP

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Un manifestant rend hommage à Zineb Redouane
Un manifestant rend hommage à Zineb Redouane — Gérard Julien / AFP

Le 1er décembre, à Marseille, Zineb Redouane, 80 ans, avait été touchée au visage par des morceaux de grenade lacrymogène, alors qu’elle se trouvait à sa fenêtre, au 4e étage. Elle était décédée le lendemain, sur la table d’opération. Le parquet général d'Aix-en-Provence ​ a demandé le dépaysement de l’enquête sur la mort de cette octogénaire touchée lors d’une manifestation.

La requête a été transmise à la Cour de cassation qui pourra choisir quelle juridiction prendra le relais du TGI de Marseille, ont expliqué Me Yacine Bouzrou et Me Brice Grazzini, avocats des enfants de la victime, confirmant une information du Monde.

Un magistrat du parquet présent sur les lieux

Dans sa requête, le procureur général Robert Gelli relève que selon deux témoignages de CRS, un magistrat du parquet de Marseille était présent sur les lieux de la manifestation dans le cadre de ses fonctions.

« Ce magistrat pourrait être susceptible de fournir des éléments utiles » sur les circonstances des faits, souligne-t-il, et sera vraisemblablement entendu lors de l’instruction, « quand bien même sa responsabilité ne peut en aucun cas être recherchée ». Le magistrat demande en conséquence le dépaysement, pour la « sérénité » de l’information judiciaire et « dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice ».