«La petite martyre de l’A10» : Le père de la fillette décédée remis en liberté

JUSTICE Le corps d'Inass avait été retrouvé en août 1987 dans un fossé de l'autoroute

20 Minutes avec AFP

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La tombe d'Inass, surnommée la petite martyre de l autoroute A10
La tombe d'Inass, surnommée la petite martyre de l autoroute A10 — ROMAIN BEAUMONT/SIPA

La décision a été prise jeudi, à l’issue d’une audience à huis clos. Le père d’Inass, fillette dont le corps avait été retrouvé en août 1987 dans un fossé de l'autoroute A10, a été remis en liberté jeudi et placé sous contrôle judiciaire, selon une source proche du dossier à Orléans. Son ancienne épouse reste incarcérée.

Arrêtés en juin 2018, les parents de celle qui fut depuis surnommée « la petite martyre de l’A10 » avaient été mis en examen pour meurtre, recel de cadavre, violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans. La petite fille, qui n’avait jamais été portée disparue, avait été retrouvée recouverte d’une épaisse couverture, portant sur le corps d’innombrables traces de coups et de brûlures.

Hospitalisé à plusieurs reprises depuis son incarcération

Le père avait déposé une première demande de remise en liberté qui avait été rejetée en décembre, l’avocate générale ayant mis en avant le risque de concertation entre le père de l’enfant et des témoins ou complices éventuels. Depuis son incarcération, il y a un an, il a été hospitalisé à plusieurs reprises.

Lors de sa garde à vue, il avait exprimé son soulagement d’être interpellé après avoir vécu « un enfer » auprès de son épouse violente avec lui et avec leurs trois filles. Il avait attendu 2010, date de la majorité du dernier de leurs six enfants, pour demander le divorce. Les deux sœurs aînées et les quatre frères cadets d’Inass se sont constitués partie civile.

Après avoir appris la mort d’Inass au soir du 10 août 1987, le père aurait pris la décision d’abandonner le corps sur la route du Maroc, le lendemain, et de ne rien dire à la police pour ne pas priver ses enfants de leur mère.