Nicolas Sarkozy visé par une enquête sur l'utilisation de grosses coupures

JUSTICE Plusieurs billets de 500 euros dans le viseur du parquet national financier 

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy, ici lors de sa venue à Chartres-de-Bretagne, près de Rennes, le 26 juin 2016.
Nicolas Sarkozy, ici lors de sa venue à Chartres-de-Bretagne, près de Rennes, le 26 juin 2016. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Il y a quelques jours, Nicolas Sarkozy était à nouveau interrogé sur l’affaire du financement libyen. Cette fois, l’ancien président de la République est visé par une enquête du parquet financier sur l’utilisation de grosses coupures.

Une perquisition menée fin 2017 à Paris a en effet mis au jour un usage régulier par Nicolas Sarkozy de liquide en grosses coupures, conduisant à l’ouverture d’une nouvelle enquête, révélée par Mediapart et confirmée jeudi par une source judiciaire. Les éventuels délits visés par cette nouvelle procédure judiciaire du parquet anticorruption n’ont en revanche pas été précisés.

Une enveloppe au nom de Nicolas Sarkozy

Lors de cette perquisition, chez un antiquaire parisien, les « policiers de l’Office anticorruption ont mis la main sur un pli au nom de Nicolas Sarkozy, qui avait été déposé la veille », écrit le site d’informations en ligne, contenant « un chèque de 2.000 euros » pour l’achat d’une antiquité au nom de l’ancien président, « ainsi que quatre billets de 500 euros ».

Le parquet financier a alors ouvert une enquête incidente, dans laquelle l’ancien président de la République a été interrogé, selon Mediapart. Nicolas Sarkozy a expliqué « qu’à l’époque, tous les mois, une de ses assistantes va en son nom retirer à la banque quelque 2.000 euros en grosses coupures, dont des billets de 500 euros », rapporte le média. La pratique n’étant pas illégale et l’incapacité à relier avec certitude ces retraits aux sommes découvertes chez l’antiquaire, « l’enquête judiciaire s’embourbe », note Mediapart.