Images d'exactions de Daesh: Marine Le Pen renvoyée en correctionnelle

PROCES La présidente du Rassemblement national avait publié, en décembre 2015, trois photos d’exactions commises par Daesh

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen lors de son meeting de Villepinte le 1er mai 2017.
Marine Le Pen lors de son meeting de Villepinte le 1er mai 2017. — ALAIN JOCARD/AFP

Un juge d’instruction a ordonné le renvoi de Marine Le Pen en justice pour avoir publié, en 2015 sur son compte Twitter, des photos d’exactions commises par Daesh, a annoncé une source judiciaire, ce mercredi, confirmant une information de BFMTV.

Le 19 décembre dernier, le parquet avait demandé un procès pour la présidente du Rassemblement national (RN) et pour le député RN Gilbert Collard, tous deux mis en examen pour « diffusion d’images violentes ». Fin mars, le député apparenté RN Gilbert Collard avait été lui aussi renvoyé en correctionnelle pour des faits similaires.

Trois ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende

Marine Le Pen est mise en cause pour avoir tweeté le 16 décembre 2015 trois photos d’exactions du groupe Daesh. Les images montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d’un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et une photo du journaliste américain James Foley, le corps décapité et la tête posée sur le dos. Elle répondait au journaliste Jean-Jacques Bourdin qu’elle accusait d’avoir « fait un parallèle » entre Daesh et le RN (alors FN). En dessous des clichés, elle avait écrit : « Daech, c’est ça ! »

Convoquée en septembre à une expertise psychiatrique demandée dans le cadre de l’instruction, elle avait refusé de s’y rendre, parlant d’une « méthode » utilisée « dans les régimes totalitaires ». Cet examen est cependant prévu par la procédure pénale pour ce type d’infractions. En cas de condamnation pour diffusion d’images violentes, elle risque jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.