Ultra-droite: Cinq personnes, soupçonnées de projeter un attentat contre des lieux de culte, mises en examen

TERRORISME Cinq personnes, soupçonnées d’appartenir à la mouvance d’ultra-droite, ont été interpellées

C.Po.

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L'arme d'un policier. (Illustration)
L'arme d'un policier. (Illustration) — Caroline Girardon
  • Cinq personnes proches de l’ultra-droite ont été interpellées entre septembre 2018 et mai 2019.
  • Ils sont soupçonnés d’avoir voulu s’en prendre à des lieux de culte musulman et juif.
  • Seul un d’entre eux a été placé en détention provisoire, les autres ont été placés sous contrôle judiciaire.

Cinq individus, proches de la mouvance d’ultra-droite, ont été mis en examen dans le cadre d’une enquête pour « association de malfaiteurs terroriste », a appris 20 Minutes de source judiciaire, confirmant une information de BFM. Selon les premiers éléments de l’enquête, ils nourrissaient un projet d’attentat – dont les contours restent flous – contre un lieu de culte juif ou musulman.

L’enquête démarre à Grenoble, en septembre 2018, après la découverte chez un gendarme volontaire d’armes, de munitions et d’explosifs. Une information judiciaire pour infraction à la législation sur les armes est alors ouverte et deux autres individus, dont un mineur, sont interpellés en octobre. Mais les investigations laissent « supposer qu’ils nourrissaient un projet, aux contours mal définis, de passage à l’acte violent », notamment contre un lieu de culte, précise cette même source judiciaire. Selon une source proche de l’enquête, des lieux de culte juifs et musulmans auraient notamment été évoqués, sans qu’aucune cible précise soit arrêtée.

Un individu placé en détention provisoire

A la mi-janvier 2019, le parquet de Grenoble s’est dessaisi au profit du parquet antiterroriste de Paris. Deux autres individus ont été mis en examen le 23 mai pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Seul le gendarme volontaire a été placé en détention provisoire, les quatre autres mis en examen sont sous contrôle judiciaire.

Depuis 2017, les services de lutte antiterroriste ont déjà mené au moins trois autres opérations dans la mouvance de l’ultradroite. Au début du mois, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, indiquait notamment qu’un trentenaire avait été interpellé la semaine précédente alors qu’il appelait à s’en prendre au dîner du Crif, le conseil représentatif des institutions juives de France. On ignore s’il s’agit d’un des individus interpellés.