Illustration. Un photographe.
Illustration. Un photographe. — G. Varela / 20 Minutes

JUSTICE

«Gilets jaunes» à Besançon: Trois personnes, dont deux journalistes, placées en garde à vue après une bagarre en marge de l'acte 22

Trois personnes, dont deux journalistes, ont été placées ce lundi en garde à vue après une bagarre en marge d'un manifestation des « gilets jaunes » organisée en avril à Besançon

Trois personnes, dont deux journalistes collaborateurs de médias locaux, ont été placées en garde à vue à Besançon ce lundi. Ils sont suspectés de violences en réunion sur un passant, en marge d’une manifestation des « gilets jaunes » en avril à Besançon, a indiqué à l’AFP le procureur de la République Etienne Manteaux.

Les faits remontent précisément au samedi 13 avril, lors de l’acte 22 des « gilets jaunes ». Un homme en état d’ébriété avait agressé le correspondant du média Radio BIP, a précisé à l’AFP une source policière.

Manoeuvre d'intimidation ? 

Le journaliste aurait réagi en frappant l’homme alcoolisé et une bagarre s’en était suivie, impliquant un correspondant du média Factuel info et une autre personne, selon cette même source. L’agresseur du journaliste de Radio BIP avait été rapidement interpellé et placé en cellule de dégrisement. Et ce sont les images de vidéosurveillance qui ont permis d’identifier les trois personnes impliquées dans la bagarre.

Dans un communiqué commun, Factuel.info et Radio BIP/Média25 ont affirmé ce lundi leur volonté de « ne pas se laisser intimider » par ces placements en garde à vue. « Dans un contexte où la presse indépendante est en première ligne pour couvrir les manifestations et les mouvements sociaux, relevant notamment les violences policières, il n’est pas anodin que deux de ses contributeurs soient l’objet de mesures répressives », écrivent-ils. Les deux médias ajoutent avoi,r depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », documenté les violences policières commises pendant les manifestations.