Affaire Vincent Lambert: La requête des parents rejetée par la CEDH, faute d'«élément nouveau»

DECISION Lundi, dans la matinée, les parents, une sœur et un demi-frère de Vincent Lambert avaient saisi la CEDH pour réclamer la suspension du processus d’arrêt des traitements

20 Minutes avec AFP

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La CEDH - Illustration
La CEDH - Illustration — FREDERICK FLORIN / AFP

La requête des parents de Vincent Lambert, qui ont demandé, dans la matinée, la suspension du processus d’arrêt des traitements de leur fils, a été rejetée, ce lundi en fin de journée, par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH)​, faute d'« élément nouveau », a indiqué l’instance dans un communiqué.

« La Cour indique qu’aucun élément nouveau de nature à lui faire adopter une position différente ne lui a été présenté par les requérants », a-t-elle précisé. La CEDH, qui siège à Strasbourg, rappelle qu’elle avait déjà conclu en 2015 qu’arrêter l’alimentation et l’hydratation artificielles de ce Français tétraplégique, en état végétatif à la suite d’un accident de la route, ne porterait pas atteinte au principe du droit à la vie, garanti par la Convention européenne des droits de l’homme.

Les parents de Vincent Lambert dénoncent une « euthanasie déguisée »

Les parents de Vincent Lambert, opposés à « l’arrêt des traitements » de leur fils qui a débuté lundi, avaient organisé dimanche un rassemblement devant l’hôpital Sébastopol de Reims pour dénoncer une « euthanasie déguisée ». Lundi, conjointement avec une sœur et un demi-frère de Vincent Lambert, ils ont saisi la CEDH mais également le Conseil d’Etat et la Cour d’appel de Paris.

Ses parents sont engagés depuis six ans dans une bataille juridique pour que leur fils soit considéré comme handicapé et maintenu en vie, tandis que son épouse, son neveu François et cinq de ses frères et sœurs veulent mettre fin à ce qu’ils considèrent comme un « acharnement thérapeutique ». L’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielles de Vincent Lambert doit s’accompagner d’une « sédation profonde et continue ». De sources médicales, le décès, dans ces conditions, interviendrait d’ici quelques jours à une semaine.