Finistère: Cinq ans de prison ferme pour un père qui martyrisait toute sa famille

VIOLENCES Sa compagne a été condamnée à un an avec sursis pour non-dénonciation

J.G.

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Illustration du tribunal de grande instance de Rennes, au sein de la Cité judiciaire.
Illustration du tribunal de grande instance de Rennes, au sein de la Cité judiciaire. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Un homme de 34 ans était jugé jeudi devant le tribunal correctionnel de Brest pour avoir fait subir l’enfer à toute sa famille. Les violences se sont déroulées pendant près de dix ans au domicile familial à Morlaix ( Finistère). Elles ont commencé en 2008 après la mort du grand-père de l’accusé qui s’est mis à boire énormément, rapporte Ouest-France.

Une fois qu’il était alcoolisé, l’individu martyrisait alors sa femme et leurs cinq enfants. Privés de nourriture, ces derniers étaient souvent séquestrés, insultés et frappés à coups de balai. C’est l’aîné des enfants, que la mère avait eu avec un autre homme, qui a le plus souffert des violences de son beau-père. Ce dernier ordonnait ainsi à son chien d’attaquer le garçon pour qu’il le morde.

La mère devait esquiver les couteaux jetés sur elle

La mère de famille subissait également les violences de son compagnon qui lui imposait des rapports sexuels et la frappait régulièrement. « Maman s’est évanouie deux ou trois fois. Il lui lançait des couteaux et elle tentait de les esquiver », a indiqué à la barre l’une des filles, citée par Le Télégramme. Vivant dans ce climat de terreur, la mère de famille n’a jamais alerté les services sociaux de peur de perdre la garde de ses enfants.

Le calvaire prendra finalement fin début 2018 avec l’intervention des forces de l’ordre et le placement des enfants en famille d’accueil. A l’issue de l’audience, l’homme a été condamné à cinq ans de prison ferme. Le tribunal a également ordonné le retrait de son autorité parentale sur ses quatre filles. Sa compagne, dont il est désormais séparé, a quant à elle été condamnée à un an avec sursis pour non-dénonciation de ces violences.