Bouches-du-Rhône: Un syndicaliste entendu par la police après des injures envers un député LREM

JUSTICE Le secrétaire général de la CGT des Bouches-du-Rhône a été entendu par la police après des injures envers Mohammed Laqhila qui avait réclamé la dissolution du syndicat

20 Minutes avec AFP

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CGT (illustration).
CGT (illustration). — M.Libert / 20 Minutes (Archives)

Le secrétaire général de la CGT dans les Bouches-du-Rhône a dû s’expliquer ce mardi au commissariat après des injures à l’encontre d’un député LREM, Mohammed Laqhila, dernier épisode d’une série de tensions entre ce parlementaire et la centrale syndicale.

Le syndicaliste, Olivier Mateu, a précisé avoir été reçu sous le régime de l’audition libre et ignorer les suites judiciaires qui pourront être données à la procédure, initiée par une plainte du député pour injure raciale.

Demande de dissolution

Le différent entre Mohammed Laqhila et la CGT va crescendo depuis une réunion publique au printemps, perturbée par « une soixantaine » de syndicalistes, « qui ont mis tout le monde dehors à coups de pétard », a expliqué le parlementaire. Le tout dans un contexte social tendu à Gardanne, où l’une des dernières centrales à charbon de France est promise à la fermeture.

Dans une démarche rare, Mohammed Laqhila a écrit au Premier ministre Edouard Philippe pour demander la dissolution de l’union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. « Quand il y a un groupe irrespectueux de la démocratie, comme n’importe quel groupe extrémiste, il doit être dissous », argumente le député.

Il n’a pas reçu de réponse à sa requête, mais après cet épisode, un rassemblement a été organisé devant la permanence du député, alors absent, au cours de laquelle le secrétaire général de la CGT 13, Olivier Mateu, et quelques dizaines de syndicalistes ont chanté « Momo Laqhila, tête de rat, on va venir tout casser chez toi ».