Affaire Sophie Le Tan (Archives)
Affaire Sophie Le Tan (Archives) — A. Ighirri / 20 Minutes

ENQUETE

Affaire Sophie Le Tan: Après de nouvelles révélations, le suspect «ne convainc que lui», selon l’avocat de la famille

Des traces de sang et d'ADN de Sophie Le Tan ont été retrouvées chez Jean-Marc Reiser, l’assassin présumé de l’étudiante disparue en septembre

Il se disait déjà que de l'ADN de Sophie Le Tan se trouvait sur une scie présente dans l’appartement de Jean-Marc Reiser, principal suspect dans la disparition de l'étudiante à Schiltigheim (Bas-Rhin) en septembre. Les rapports d’expertise étaient attendus.

Les expertises ont révélé la présence de traces de sang de Sophie Le Tan sur des chaussures appartenant au suspect, mis en examen pour assassinat et écroué depuis octobre. De l’ADN de l’étudiante a aussi été trouvé sur une veste du suspect et le linoléum de son appartement, a indiqué le Parisien. Interrogé à deux reprises par le juge d’instruction à Strasbourg, Jean-Marc Reiser avait clamé son innocence, maintenant sa version des faits selon laquelle la jeune femme était montée chez lui le jour de sa disparition, blessée à la main, et qu’il lui avait prodigué des soins avant qu’elle ne reparte.

« Aucun doute sur sa culpabilité »

« Les charges qui ont été publiées sont accablantes », constate Me Gérard Welzer, avocat de la famille de Sophie Le Tan qui ne commentera pas les éléments de l’enquête révélés. Le conseiller poursuit : « En France, beaucoup de gens avouent des faits qu’ils n’ont pas commis et puis d’autres nient les faits qu’ils ont commis… La famille n’a aucun doute sur la culpabilité de Jean-Marc Reiser. Il ne convainc que lui. » Son homologue, conseiller de Jean-Marc Reiser, a lui indiqué ne pas souhaité réagir ou commenter les révélations pour le moment.

Alors que la jeune fille est introuvable, sa famille vit chaque révélation « de façon dramatique. Il ne peut en être autrement », indique Me Welzer. A-t-elle encore l’espoir de retrouver Sophie Le Tan ? « Je ne leur pose pas la question », répond dans un souffle l’avocat.