Affaire Vincent Lambert: La requête des parents contre la décision du Conseil d'Etat rejetée par la CEDH

DECISION Après la validation de la décision médicale d’arrêter les soins par le Conseil d’Etat le 24 avril, les parents de Vincent Lambert avaient saisi la CEDH et le Comité international de protection des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l’ONU

20 Minutes avec AFP

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La CEDH - Illustration
La CEDH - Illustration — FREDERICK FLORIN / AFP

La requête des parents de Vincent Lambert, contre l’arrêt du Conseil d’Etat qui avait validé la semaine dernière la décision d’arrêter les soins de leur fils, a été rejetée, ce mardi, par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH).

La CEDH a « refusé les demandes de mesures provisoires qui lui ont été présentées, à savoir de suspendre l’exécution de l’arrêt du Conseil d’Etat du 24 avril 2019 et prononcer une interdiction de sortie du territoire de Vincent Lambert », a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Une bataille judiciaire qui dure depuis plus de six ans

Vincent Lambert, ancien infirmier psychiatrique de 42 ans, en état végétatif à la suite d’un accident de la route en 2008, souffre de lésions cérébrales « irréversibles », selon les médecins.

Après la validation de la décision médicale d’arrêter les soins par le Conseil d’Etat le 24 avril, les parents de Vincent Lambert ainsi que son demi-frère et une de ses sœurs, avaient saisi la CEDH et le Comité international de protection des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l’ONU, ultimes recours d’une bataille judiciaire qui dure depuis plus de six ans. Déjà saisie en 2015, la CEDH avait validé l’arrêt des soins dans un arrêt de grande chambre.

Une décision « qui condamne Vincent Lambert à mort pour la 5e fois »

« Si nous ne pouvons que déplorer cette décision de la CEDH qui condamne Vincent Lambert à mort pour la cinquième fois, c’est du CIDPH que nous attendons aujourd’hui et principalement que les droits de Vincent Lambert soient enfin défendus », a réagi la famille.

Dans cette affaire devenue emblématique du débat sur la fin de vie en France, la famille se déchire entre partisans et opposants de l’arrêt des soins. D’un côté, les parents, le demi-frère et une soeur s’opposent à l’arrêt des soins et traitements ; de l’autre, l’épouse Rachel – sa tutrice légale depuis 2016 –, son neveu François et cinq frères et sœurs du patient refusent l’acharnement thérapeutique.